mardi 14 juillet 2015

LE CHRONIQUEUR EXPRESS : MAD MAX - FURY ROAD



Je suis le premier à fustiger les aigris, les blasés de la vie, où encore ceux qui tentent d’assassiner le gamin aux yeux constellés d’étoiles qui réside en eux. Mais voilà, je viens de voir le fameux Mad Max que certains décrivent comme étant LE messie cinématographique qui fait la nique aux blockbuster commerciaux balisés et banalisés.

Alors voilà : Mad Max, c’est bien.
Juste… bien… Si si, c’est bien… Voilà…

Superbe scope, magnifique photo, superbes cascades, persos charismatiques. Bref, intrinsèquement, c’est un superbe (je l’ai déjà dit ?) film. Mais je n’ai pas été emporté par la liesse générale… La faute sans doutes, au fait que toutes les cascades les plus impressionnantes étaient déjà dans le trailer. Donc je n’ai jamais été surpris au visionnage du métrage final. Et puis bon, OK, les cascades sont certes dantesques… Et je sais que ce que je vais dire va en titiller plus d’un… Mais niveau cascades plus impressionnantes, j’ai vu pas forcément plus grand, mais surtout plus original et plus fou... dans Alerte Cobra (et c’est de la série TV allemande, les mecs). OK, l’esthétique du film renvoi la photo grisâtre du show allemand au rang de spectacle de fin d’année de maternelle. Mais en terme de destruction pure, de recherche d’originalité de comment détruire des monstres de métal… Bin j’ai vu mieux ailleurs, et avant.
Si vous voulez un équivalent au cinéma, bin revoyez Permis de Tuer, un James Bond avec Thimoty Dalton. Et voyez ce qu'on pouvait faire en terme de cascades de camions dans les années 80. Et là pas de trucages numériques les mecs, 4 camions, 4 destructions massives, avec une explosion finale tellement énorme que l'équipe de tournage à dut filer en vitesse pour se mettre à l'abri !
On me réponds qu’à part les cascades, y’à rien comme scénar dans Alerte Cobra (et autres productions de la société Action Concept). Là je tousse, et je réponds : "OK… Mais retire les scènes d’action de Mad Max, il reste quoi ?" OK, de chouettes personnages (le nombre de fan arts de Furiosa pullulant sur le net atteste de la popularité mérité du personnage), porté par une direction artistique et un souffle épique énorme, des paysages grandioses (souvent numériques, hein – plus de 1200 plans truqués quand même), de belles symboliques sur la vie, la mort, la mémoire, l’instinct primal d’un pur plaisir cinématographique, etc…

Donc, c’est évident et je le répète : intrinsèquement, j’ai vu un BON film. Un très bon film même.
Mais je ne suis pas de la fête, désolé. Et quelque part, ça m’attriste…

A revoir peut-être dans quelques années, à tête reposée, quand la hype sera passée…