mercredi 21 mars 2012

MANGA : BRIDE STORIES - Tome 1



Par Kaoru Mori. Ki-oon, 7,50 €, 3 volumes dispos. (série en cours)

Lorsque l’on parle de mangas à des non-initiés, on évoque souvent des histoires fantastiques, pleines d’esprits frappeurs, de super-héros vengeurs, de robots géants, voire des drames sociaux et urbains pour ceux qui poussent un peu plus loin que les clichés habituels. Et puis, il y a les outsiders, ces auteurs qui sortent des sentiers battus, mais qui n’oublient pas pour autant de rester aussi originaux qu’accessibles (et non pas pseudo « auteurisants » élitistes).

C’est le cas de Kaoru Mori, qui tenta en 2002 une expérience singulière avec son romanesque Emma (disponible chez Kurokawa), une histoire d’amour impossible entre une servante et un noble jeune homme dans l’Angleterre de la révolution industrielle. Ses points forts sont alors une reconstitution minutieuse, quasi-maniaque, du contexte historique et social de cette époque, ainsi que des personnages aussi forts qu’attachants.

Son goût pour les histoires « exotiques » la pousse aujourd’hui dans l’Asie centrale du XIXe siècle, pour nous conter l’insolite union entre Amir, une jeune femme de 20 ans, et le tout jeune Karluk, âgé d’à peine… 12 ans ! De leur mariage, c’est la paix entre deux clans rivaux qui doit découler. Petit à petit, nos deux tourtereaux vont apprendre à se connaître, à s’apprécier sur cette terre rude et si vaste. Mais hélas, le clan d’Amir décide de couper court au bonheur du jeune couple, afin de sceller une autre union plus avantageuse. Une seule solution : reprendre Amir coûte que coûte !

Dès les premières cases, le style de Kaoru Mori éblouit le lecteur par le foisonnement des détails sur les costumes, les étoffes, les moindres ornements des portes et fenêtres. Bride Stories devient alors un magnifique et luxueux écrin pour cette histoire romanesque, dans laquelle l’auteur réussit même à caser quelques notes d’humour typiquement nippon sans dénaturer sa reconstitution minutieuse. Des yourtes aux grandes plaines, le lecteur est littéralement transporté dans une sorte de documentaire épique où les moments intimistes auprès d’un sculpteur sur bois s’enchaînent aux longues chevauchées d’une amazone nommée Amir. Un classique en devenir en somme.

Lien direct pour la chronique originale sur www.bodoi.info : CLIQUEZ ICI


dimanche 18 mars 2012

MORE THAN 100.000 VIEWS ^0^




Ca y est, la barre"mythique" des 100.000 visites
à été franchie par KARAFACTORY VOICES !

Un grand merci à vous tous : fidèles lecteurs, passants qui passent, curieux de passage, fan de japanime où de cinéma, furtifs du soir où de la pause déjeuner, amateurs de grandes gueules ^0^, graphistes en herbe, collègues, amis, copains, ronchons, et tant d'autres qui contribuent à la vie de ce blog !

J'en profite ainsi pour vous montrer les 3 dessins originaux qui seront en vente à partir d'aujourd'hui, lundi 19 mars 2012, à la médiathèque Albert Camus à Chilly Mazarin, lors d'une petite exposition réunissant quelques uns de mes travaux.



Celle-ci se conclura par une journée d'ateliers le 31 mars 2012
où j'espère, vous, toi, lui, elle, l'internaute de passage
qui lisent ces lignes seront présents ^0^ !







A bientôt ! ^0^

samedi 10 mars 2012

JEAN GIRAUD / MOEBIUS - SALE TEMPS POUR LES GENIES...




On vit une drôle de période en ce moment.. enfin drôle n'est pas vraiment le mot mais bon. Un autre Dieu vivant de la BD mondiale nous à quitté hier, le 10 mars 2012, à savoir Jean Giraud / Moebius. Dire que son influence à été colossale dans le monde même du graphisme est un doux euphémisme. Du comics US en passant même par de célèbres réalisateurs nippons, Moebius à crée un style, une méthode, un univers unique, inclassable, voir intemporel.
Dresser la liste de ses œuvres personnelles, celles auxquelles il à participé en tant que concepteur où designer, serait trop long. Je préfère alors vous conter mes deux dernières rencontres avec ce grand monsieur. Deux rencontres qui m'ont laissées toutes deux des sentiments très partagées...

L'avant dernière fois que j'ai brièvement croisé Jean Giraud était lors d'une exposition lui étant consacrée à La Monnaie de Paris en 2005, aux côtés du réalisateur japonais Hayao Miyazaki. Etudes, croquis, esquisses, une véritable caverne d'Ali Baba pour tous graphistes en herbe où simple amateur d'art. Mais l'envers du décor était hélas moins beau. Quand on se penchait sur les légendes des dessins de Miyazaki, on pouvait lire des textes du genre : "Étude pour le projet Machin, sorti en 19...". Et quand on lisait les légendes des dessins de Jean Giraud, on y découvrait des textes du genre : "Etude pour le projet Machin, abandonné."
Et ça, ça m'a foutu le cafard pour un bout de temps. Moebius aurait pus être le premier réalisateur d'un long métrage en 3D en 1992, et dont le pilote est encore visible sur le net : STARWATCHER. Mais il ne trouva jamais le financement, et ce fut finalement TOY STORY qui le coiffa au poteau. Encore une dizaine d'années plus tôt, il participa à un ambitieux dessin animé de SF adulte bien en avance sur les Japonais dans les années 80, en terme de design pur : LES MAITRES DU TEMPS. Mais après ? Rien... La pop culture nippone s'est épanouie mais toujours en reconnaissant l'influence de ce génie, ce qui est déjà bien. L'influence de Moebius s'est ensuite poursuivie dans la BD française, certes, mais elle aurait pus apporter tellement plus à notre cinéma de genre, notre industrie naissante du jeu vidéo, notre littérature, etc...
Cet homme était un génie un France, mais il était un Dieu dans le monde de la pop culture mondiale.

Enfin, la dernière fois que j'ai croisé Moebius fut en 2008, lors de l'inauguration de l'attraction étant consacrée à son univers graphique au Futuroscope de Poitier... aux côtés de Gérad Majax ! Tous deux s'étaient alors associés à la fabrication d'un parcours jouant sur les illusions d'optique au cœur de décors directement tirés de fabuleux univers de SF décalés. Difficile de vous décrire en quoi consistait cette attraction sans tomber dans la défloration de la surprise qui attendait le visiteur téméraire. Je ne peux que vous inviter à le découvrir par vous-même lors de votre prochaine visite à ce parc touristique, qui me fit découvrir ce qu'était le vrai cinéma 3D... 15 ans avant Avatar !
Au final, durant cette inauguration, j'ai croisé deux grands gamins, deux bricoleurs qui dans leurs domaines furent des précurseurs, et le fait de les associer était une idée aussi rigolote que réussie, et démontrant que malgré les années qui passent, et les cheveux gris, on reste toujours quelque part un inventeur d'univers ayant pour doctrine : "une passion non partagée, n'est pas une passion".

Chapeau l'Artiste !

POST EXPRESS : FERMETURE DE LA GALLERY




Certains d'entre vous le savent déjà, mais hélas, LA GALLERY où j'ai mis en vente certains de mes originaux, à fermé récemment. Ce sont des choses qui arrivent hélas... Ayant pus récupérer tous mes petits trésors, ceux-ci ne resteront pas de nouveau coincés dans un carton. Il se peut même que je me mettes à les vendre DIRECTEMENT à mes lecteurs lors de prochaines séances de dédicaces. En ce sens, si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à me voir durant les prochaines rencontres auxquelles je serais conviés afin de voir ce qu'il y aura de disponible à ces moments là (attention, selon la praticité de la rencontre, du lieu, du temps, je verrais ce que je peux amener où pas).
Mais, d'ors et déjà, je vous annonce qu'au moins 3 dessins totalement inédits seront à la vente lors de ma journée d'ateliers à Chilly Mazarin, le 31 mars 2012 (cf mon agenda pour les détails). Mais il se peut que je me ramène aussi avec quelques petites choses en plus. Par contre, il s'agira peut-être de dessins édités, et donc à des prix autres que mes petits A4 habituels et accessibles aux petites bourses. Rassurez-vous, je saurais être "raisonnable"^0^

Bien entendu, les 3 dessins sus-mentionnés seront publiés d'ici là, et avec même pour la première fois, un vrai work in progress pour l'un d'eux !

Restez connectés ^^

mercredi 7 mars 2012

MANGA : NURA, LE SEIGNEUR DES YOKAÏ, tome 1 à 3



Par Hiroshi Shiibashi. Kana, 6,75 €

Avec ses milliers de dieux, d’esprits et de fantômes, le bestiaire mythologique nippon est une source d’inspiration sans fin pour les auteurs de mangas. Quitte parfois à perdre en route le lecteur occidental, peu informé sur le sujet. Nura est alors le titre idéal pour se familiariser avec cet univers riche, tout en s’amusant des aventures rocambolesques du jeune apprenti yokaï Rikuo.

Le yokaï est un esprit, une créature fantastique issue du folklore médiéval nippon. Rikuo Nura est ainsi le descendant d’un des plus puissants yokaï du Japon, avec sous ses ordres une véritable armée magique. Seulement, Rikuo ne possède qu’un quart de sang yokaï. Il partage donc sa vie entre ses journées de banal étudiant aspirant à la tranquillité, et ses escapades nocturnes en tant que futur général d’une armée encore hésitante à obéir à un chef légèrement… schizophrène !

Véritable auberge espagnole de personnages hauts en couleurs et s’inscrivant dans une encyclopédie de « véritables » yokaïs, Nura appartient au genre du shônen manga. Un style propice à la quête de soi, dont le héros apprend et mûrit au fil d’aventures toujours plus spectaculaires, tout en explorant ses sentiments, doutes, espoirs et peurs, ainsi que sa relation avec de drôles d’amis prêt à l’accompagner (parfois malgré eux) dans ses péripéties. Cette série où l’on voit un jeune garçon évoluer dans une maison « hantée » par tout un bestiaire à son service possède un air de comédie de boulevard, virant à la superproduction bourrée d’effets spéciaux quand l’heure de l’action sonne ! Un titre plaisant, et qui a bénéficié d’une jolie adaptation animée, diffusée sur Internet chez Kazé.

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