vendredi 23 avril 2010

SAYONARA TONKAM : UNE PAGE SE TOURNE, UN LIVRE SE REFERME...




Je parle d'un temps que les plus jeunes lecteurs de ce blog n'ont pas connu, et que les plus vieux ne connaîtront plus. La librairie TONKAM était une institution, un lieu de quasi pèlerinage pour tous les fans d'animation nippone et de mangas en France. Connue jusqu'au plus profond des contrées de la Gaulle, TONKAM fermera donc ses portes le 30 avril 2010 après plus de deux décennies de bons et loyaux services sous la bannière des légions de fans français...

Depuis quelques lignes, certains se demandent de quoi je parle, sans doutes ? Qu'est-ce que la fermeture d'une "simple" librairie à de si "bouleversant" ? Laissons les vétérans de la japanime verser leur larme de leur côté pour nous focaliser sur la petite Histoire de ce lieu pas comme les autres...
Fin des années 80, je rends visite à ma tante habitant alors dans le quartier de La Bastille à Paris. Au hasard des rues, je tombe sur une drôle de petite librairie vendant des BD d'occasion. Un vielle homme asiatique est assis derrière une petite caisse de métal. La boutique à des murs nus, laissant voir une peinture blanche jaunie par le temps. J'achète une de mes premières BD nippone éditée en Français : Le Vent du Nord est comme le Hennissement d'un Cheval Noir.



Quelques années plus tard, une poignée de fans de mangas se réunissent devant la vitrine d'une boutique nippone dans le quartier japonais de Paris, près de l'Opéra : JUNKU-DO. Ce groupe est constitué d'aficionados de dessins animés nippons vu à la TV française. Ce sont des adolescents où de jeunes adultes pour la plupart. Ils savent qu'au delà de ce qu'on veut bien leur montrer officiellement dans leur lucarne, se cachent des trésors inédits, uniquement visibles en import sur divers supports (VHS, Laserdiscs - ancêtres du DVD, etc...). On s'échange des informations, des points de vue, on communique notre passion et on se sent détenteur d'une "vérité cachée" que veulent ignorer "les autres" : les bien pensants de la pensée unique (à savoir le bon goût politiquement correct) dénigrant le manga et ses dérivés.

TONKAM fait ainsi partie d'un "triangle d'or" composé de quelques boutiques étalées dans le quartier de Bastille-Faidherbe Chaligny (Madoka, Kasumi, Atomic Club, etc...) , et devient rapidement le second lieu de rendez-vous de ses "Djeun'z" qui d'un côté veulent crier au monde entier qu'ils "ont raison" et d'un autre côté, veulent rester dans leur club privée. A cette époque, début des années 90, le manga, ça se mérite ^__^; !
TONKAM sera ainsi le théâtre officiel du premier défilé de cosplay en France, et dont les photos sont disponibles ICI! (Cosplay - sorte de carnaval où bal costumé ayant pour thème l'animation, le manga, le cinéma, etc... et dont la plupart des participants fabriquent eux-mêmes leurs costumes). Les fans de l'époque font déjà montre d'une certaine imagintation débridée et ose les costumes les plus farfelues malgré moins d'une dizaine de participants. Mais il faut bien commencer par quelque chose, non ? Surtout qu'aujourd'hui, les "cosplayeurs" se comptent par milliers lors d'évènements tel que le célèbre salon JAPAN EXPO !
Certains de ces djeun'z fonderont la première revue d'animation de France : ANIMELAND, d'autres se lanceront dans l'édition vidéo avec entres autres KAZE, et d'autres comme votre serviteur se fonderont dans cette nouvelle vague d'auteurs occidentaux influencés non pas que par le graphisme des manga, mais de la culture pop nippone et ses dérivés en général ^0^



TONKAM, plus qu'une librairie, à su se diversifier sous la direction d'un personnage haut en couleurs : Dominique Veret . Cœur de lance des Editions Tonkam, il publie dans les années 90 une série de grands classiques du manga : VIDEO GIRL AÏ, RG VEDA, BOUDDHA, DOMINION, etc... Avec un sens du risque inégalé, il décide d'allier qualité de choix éditorial et rentabilité commerciale. Il publie les premières BD Hong Kongaises en France, elles-même très influencées pour le manga à l'époque ! On pense notement à CYBER WEAPON Z entres autres... Dominique lance aussi son propre magazine d'informations mangas nommée TSUNAMI, au concept novateur, abordant entres autres la mode nippone. Novateur car à l'époque, les salons de mangas ne s'intéressaient qu'à l'animation nippone pure, les mangas et quelques rares produits dérivés. Aujourd'hui, ces mêmes salons abordent la mode, les goodies, la culture traditionnelle, la pop culture, les arts martiaux, etc... Bref, TSUNAMI était en avance sur son temps, mais hélas son existence éphémère ne lui laissa pas l'occasion de pousser plus loin l'expérience.
Dominique fut aussi l'un des premiers à tenter de faire percer la J-POP nippone sur le sol français via une seconde boutique TONKAM située dans le quartier latin. Un beau pari hélas lui aussi trop en avance sur son temps...


Dominique veut aussi lancer une nouvelle génération d'auteurs de BD influencés par le manga . TSUNAMI Permit ainsi dans un premier temps d'éditer un jeune et prometteur auteur de BD qui plus tard sera connu pour sa célèbre série HK : KEVIN HERAULT. Ne voulant pas s'arrêter en si bon chemin, Dominique crée TSUKI SELECTION en l'an 2000, un collectif d'histoires indépendantes dans un manga à la française, et dessiné par de jeunes amateurs passionnés. Je fus le "directeur de collection" du premier volume ayant pour thème les Anges. Parmi les nombreux projets, je remarque une BD touchante au graphisme bien particulier, et je me bats pour l'imposer malgré les doutes de l'équipe éditoriale ! Mission réussie pour cette première publication. L'auteur volera ensuite de ses propres ailes pour devenir plus tard la célèbre RAFCHAN (DEBASER) ! Également retenue par l'équipe éditoriale, on remarquera d'autres futures vedettes comme JEROME ALQUIE et surtout le très prolifique PATRICK SOBRAL (LES LEGENDAIRES).
De mon côté avec Erwan Leverger, nous lançons les Ateliers de dessin Tsuki présents à BD EXPO (un salon de manga qui exista bien avant Japan Expo et qui disparut au bout d'une décennie bien remplie pourtant), et à Angoulême surtout, lors de la venue de TSUTOMU NIHEI, YUU WATASE, où encore MASAKAZU KATSURA (et croyez-moi, diner avec ces "monstres sacrés" du manga, c'est un évènement qui à de la gueule ^0^)

Finalement, Dominique Veret quittera TONKAM pour différentes raisons dont nous n'étalerons pas les ragots ici. Il fondera AKATA avec les Editions DELCOURT, afin de lancer une collection atypique de mangas où se croisent allègrement hits commerciaux et trips d'auteurs. Une reconversion réussie en somme, surtout que, ironie du sort, la société TONKAM sera elle-même rachetée quelques années plus tard par... DELCOURT !
Point de précision important à ce stade du post : Les Editions TONKAM continueront d'exister, seule la boutique fermera !



Au final, la boutique aura été ses dernières année une sorte de vestige d'une époque où les fans se bousculaient à son entrée. Il n'y avait pas d'internet à haut débit, seules les rares boutiques d'import étaient là pour assouvir leurs passions (achats, débats, rencontres, etc...). TONKAM ferme t'il donc pour cause de désaffection des fans ? La raison officielle est toute autre et est symptomatique hélas d'une tendance malsaine toute parisienne : L'explosion des loyers ! (même si d'autres voix s'élèvent déjà pour donner leurs propres versions de cette fermeture... ) Inutile aussi de faire un débat sur l'immobilier : tout le monde sait ce qui l'en est de la situation actuelle dans la capitale française, touchant aussi bien les particuliers que les petits commerces... Ajoutons à tout ceci que désormais, dans le même quartier, on compte actuellement plus d'une dizaine de boutiques consacrés à la culture pop Nippone.
Augmentation de plus de 150% du loyer + concurrence florissante = la raison même de ce post.
On peut tergiverser sur les éventuelles raisons annexes de cette fermeture, le résultat sera le même. C'est pour cela que j'invite les lecteurs de passage de ce blog à assister à "la veillée funèbre" de ce lieu mythique qui aura donc lieu le 30 avril 2010 à l'adresse suivante :

TONKAM - 29 rue Keller
75011 PARIS
FERMETURE A 17H !
(note - ceci est un edit du post:
une fausse information à circulée
mentionnant une fermeture à 19h !
Veuillez donc prendre note de la correction
et désolé pour l'involontaire hoax ^__^;)


Une adresse célèbre qui bientôt,
et malgré elle, rentrera dans
l'Histoire du manga en France.

Pardon à tous ceux que j'ai oublié
de citer dans ce post tel que le prolifique
Pascal Lafine, ponte méconnu de Tonkam
lors de son âge d'or, Sylvie Chang,
Sebastien Agogué, les nombreux
vendeurs avec qui j'ai longuement débattu
durant toutes ces années, les fans croisées
au hasard d'un linéaires, et surtout
mes copains que je fréquente toujours, etc...

TONKAM EST MORT, LONGUE VIE A TONKAM !



Plus de détails et d'informations sur les sites suivants :
OTAKIA - ACTUA LITE.COM
LA MARQUE JAUNE.NET

jeudi 15 avril 2010

MANGA : NARU TARU, OU LES APPARENCES TROMPEUSES...


Par Mohiro Kitoh.
4 tomes disponibles (sur 12).

Le tome 5 est attendu pour
mai 2010. Glénat, 7,50 €.





Le lectorat français friand de pop culture nippone sait aujourd’hui qu’un manga mettant en avant des héroïnes mignonnes accompagnées de mascottes rondouillardes n’est pas forcément destiné à un jeune public. Seulement en l’an 2000, c’est-à-dire il y a déjà dix ans, les choses n’étaient pas si évidentes. Aussi bien pour le public que pour certains éditeurs. Abordons donc le cas d’école que fut le manga
Naru Taru, aujourd’hui réédité, et qui à l’époque en fit réfléchir plus d’un sur la façon d’aborder, d’acquérir, et surtout de vendre des œuvres nippones aux apparences trompeuses…

Avril 2000. L’éditeur Glénat lance une nouvelle série nommée Naru Taru. Celle-ci met en scène une jeune fille dynamique découvrant, lors de ses vacances sur une île, une étrange créature qui deviendra bientôt une « mascotte » capable de l’emmener voler dans le ciel ! Shiina Tamai va donc vivre de folles aventures à la rencontre d’autres jeunes gens de son âge, capables eux aussi de communiquer avec ces étranges mascottes ! Qui sont-ils ? Et qui sont ces curieuses créatures humanoïdes ressemblant à des fées, mais n’hésitant pas à tuer pour leur simple plaisir ?

Avec ce type de premier tome, Glénat pense tenir un titre sympathique destiné à un large public. Le deuxième volume sort peu après, mais tout à coup, la parution est stoppée nette. Motif ? L’éditeur suit de près aussi la parution nippone de Naru Taru et découvre, effaré, une scène d’une violence insoutenable dans le volume 6 : une jeune adolescente littéralement coupée en deux ! Branle-bas de combat ! Le gentil manga que l’éditeur français avait acquis se révèle bien vite être une œuvre destinée à un public mature et averti. La rumeur dit même que l’éditeur nippon fut surpris par les dérives gores et malsaines de son auteur, mais décida tout de même de poursuivre la publication de la série.



Stéphane Ferrand, alors rédacteur pour le magazine Animeland, s’insurge contre ce qu’il considère comme un acte de censure, tout en comprenant implicitement la position délicate de l’éditeur français. Ce cas d’école fit les choux gras de la presse spécialisée (peu nombreuse il est vrai à l’époque)…

Toutefois, pour qui connaissait l’œuvre de l’auteur Mohiro Kitoh, l’incident était presque prévisible. Cet auteur est en effet spécialisé dans les récits à l’ambiance malsaine et romantique (dans le sens noir du terme), mettant régulièrement en scène des lolitas filiformes dans des thrillers horrifiques ou des histoires d’amour finissant mal. Avec Naru Taru, on aurait pu croire au début que Mohiro Kitoh voulait changer de registre et s’adresser à un public plus large en mettant de l’eau dans son vin. Mais chassez le naturel…

Près de dix ans plus tard, en 2009, Stéphane Ferrand est désormais directeur éditorial chez Glénat et décide de relancer la série Naru Taru ! Revanche ? La réponse de l’intéressé est plus nuancée : « À l’époque de la première parution de Naru Taru, le manga en général était très décrié sur la place publique française, et considéré par certains comme la lie de la bande dessinée. Sous la pression de certains médias et de ‘bien pensants’, plus ou moins bien placés dans la société française, il était alors ‘politiquement correct ‘ de casser de la BD nippone ! Certains mangas érotiques étaient même retirés des étalages sous la pression de la justice (notamment les œuvres de U-Jin chez l’éditeur Tonkam). Ainsi Glénat n’a pas voulu prendre de risque en publiant une œuvre qui aurait pu lancer une polémique, justifiée ou non… Aujourd’hui, la donne a changé. Certains mangas sont devenus des références, voire des classiques unanimement salués par la critique. Le public français actuel sait désormais qu’il ne faut pas se fier aux apparences dans la BD japonaise, et il est aussi conscient qu’il existe des mangas pour tous types de publics, clairement identifiés et classés par genre (Shôjô, Shônen, etc.), adulte y compris (Seinen). Ce dernier genre a ainsi acquis ses lettres de noblesse, ce qui permet à Naru Taru de trouver, d’une part une seconde chance, et d’autre part une place qui lui faisait défaut il y a une dizaine d’années. Ainsi, ce manga ne sera pas censuré, mais lors de sa parution française, le fameux volume 6 portera sur sa couverture un avertissement pour public averti et mature, comme pour n’importe quel autre titre adulte. »



Jusque-là, nous avons parlé de l’actualité éditoriale du manga, mais qu’en est-il du titre en lui-même ? Naru Taru démarre comme une sympathique aventure, c’est vrai. Mais bien vite, dès le deuxième volume, l’atmosphère se fait plus pesante, les différents adolescents maîtrisant les pouvoirs de leurs « dragons » (et non pas « mascottes ») n’ont pas tous de nobles motivations. Après tout, commettre des atrocités n’est pas l’apanage des adultes ! De même, on entrevoit la face cachée de certains protagonistes, leurs angoisses, leurs appréhensions devant ces étranges créatures capables indifféremment de faire le bien comme le mal. Mal dont on découvrira l’horrible démonstration dans le tant redouté volume 6…



Non, Mohiro Kitoh ne prend pas son lectorat en traître en lui assénant sans prévenir cette fameuse scène. Une séquence, qui, honnêtement, n’est pas ce qu’on a vu de pire dans le genre gore et malsain, que ce soit dans le manga ou dans la BD franco-belge ! Mohiro sait plus que quiconque qu’un conte peut aussi recéler une part sombre et morbide et décide d’en faire son fil conducteur. Celui-ci installe progressivement une ambiance lourde, grâce à l’intervention d’autres dragons à l’allure faussement innocente, et nantis d’une cruauté peu commune. Son graphisme fin et délicat, sa mise en scène claire et lisible, en font un auteur agréable à lire, sachant ménager ses scènes chocs à ses lecteurs qui, on l’espère, sauront donner une seconde chance à ce manga atypique…

NOTE : Ce manga a bénéficié d’une adaptation animée pour la télévision nippone, encore inédite en France à ce jour. Plus d’infos sur le site d’Anime News Network, et une bande-annonce (en anglais) PAR ICI.


LIEN DIRECT VERS LA CHRONIQUE
SUR WWW.BODOI.INFO : CLIQUEZ ICI

lundi 12 avril 2010

FIREFOX 3.6 : PERSONNALISEZ VOTRE NAVIGATEUR AVEC KARA !





Avec la nouvelle mise à jour FIREFOX 3.6,
un nouveau gadget à fait son apparition :
le PERSONNAS


Celui-ci est un plug-in qui permet d'afficher un wallpaper directement SUR notre navigateur favori ^^. Voici d'ailleurs ci-dessous une sélection de mes Personnas favoris, habillant tour à tour mon actuel navigateur.


Oui, je suis très fan arts de Vocaloïd et Black Rock Shooter ! ^0^

Comme son nom le suggère également, les PERSONNAS peuvent êtres soit des créations fournies par FIREFOX, soit aussi des créations personnelles que vous pouvez proposer sur le site officiel de ce plug in ! Évidement, je n'ai pas résisté à l'envie de vous proposer mes propres créations, désormais disponibles en cliquant directement sur les previews ci-dessous.
Si vous êtes comme moi accro au "Renard de Feu", j'espère que ces modestes (mais originaux) wallpapers Made In Kara vous feront plaisir ^0^











Have fun ! ^0^

jeudi 8 avril 2010

2 NOUVELLES RUBRIQUES - DE L'ART ET DU LARD ^0^


Un court post pour 2 nouvelles rubriques
venant de faire leurs entrées sur mon blog :

NEWS D'AILLEURS : Comme son nom l'indique, il s'agit d'une déclinaison d'une série de rubriques que vous connaissez déjà ici ^0^. Cette fois, il s'agit de mettre en avant des petites news du monde du graphisme, de l'animation, du cinéma, etc...
Ces petites news, j'en découvre souvent sur le net, mais je n'en parle jamais ici, du moins jusqu'ici. Pour la simple raison que certaines ne valent pas un post à elles seules. Cela peut être des infos sur un nouveau logiciel où le lancement d'une nouvelle série, bref des infos rapides , voir insolites sur le petit monde de L'ART ^0^

KARA SHOP : L'idée vient d'un ami qui me dit que mon blog contient un paradoxe : "je me vends" moi, mais je n'y vends pas mes propres créations, à savoir mes bandes dessinées !
Comme légalement, c'est un peu compliqué de transformer mon blog en un site de vente, je préfère mettre en place une petite rubrique contenant des liens pratiques sur mes BD actuellement disponibles à la vente.
Pourquoi y avoir mis des liens sur la FNAC et non pas un autre site de vente ? Je pense tout simplement que cette chaîne de magasins est la plus accessible de par le net en matière de vente en ligne. Bien entendu, rien ne vous empêche d'aller voir sur Amazon et consort, surtout si vous recherchez mes BD épuisées comme GABRIELLE.
Bref, une façon simple et logique de me faire un peu de LARD ^0^

Have fun ! ^0^

samedi 3 avril 2010

UNE LAPINE DE PÂQUES A THONON LES BAINS




Coïncidence avec la sortie du film de Tim Burton où avec la fête de Pâques, voici une version colorée d'une de mes Bunny Girl. Celle-ci fut la vedette et la récompense d'un concours de dessin organisé par la libraire Birmann, concours de dessin ayant pour thème : Alice au Pays des Merveilles. Tout se recoupe en sommes ^0^

Plus de 40 artistes en herbes et de tous âges ont participé à ce concours bon enfant, dont les différents lots se composaient de matériel de dessin, de sacoches, de livres ,et bien entendu, d'un tirage sur papier glacé de la version colorée de ma lapine à l'horloge. Je remercie cependant la direction de la librairie de m'autoriser à publier sur le net ce dessin (car après tout, il s'agissait d'une commande spécifique à ce concours ^^). Je remercie également "Orely" pour son charmant accueil sur place, et son courage à surmonter sa phobie du volant pour m'accompagner lors de ma tournée de dédicaces dans les environs pour l'occasion ^^

Et qui dit dédicaces sur ce blog, dit florilège ^0^













Un florilège qui traduit bien la diversité des demandes peu communes lors de ces deux séances s'étant déroulés sur 2 jours : De la gothic lolita fétishiste gore, du fan art de personnages crées par certaines lectrices, des fan arts... de mes fan arts ^0^, des versions réalistes où mangas de certains de mes personnages, et même une squaw (Oups, pardon, il faut dire "amérindienne" maintenant), demandée par une véritable amérindienne.
Pour cette dernière, cela ne fut pas facile. Nous les mecs on à tous les fantasmes particuliers : par exemple les infirmières, les femmes flics en uniformes, les soubrettes, les filles chats, etc... Moi ce sont les "amérindiennes" mais façon "hollywood-pin up" (donc très éloignées de la réalité historique. Un peu comme si on imaginait une infirmière où une policière en mini-jupe. C'est complètement fantasmatique.... mais c'est le but !). Hors quand on dessine son propre fantasme, on se confronte à sa propre perception d'une vision idéalisée, et forcément, on est quelque part déçue, même en y mettant tout son coeur. Mais bon, pour ce dessin donc, j'ai fais de mon mieux et ma foi... en tant que mec... bon bin... enfin bref, vous voyez quoi ^0^ ;

Concluons enfin avec l'immanquable petit original vendu sur place, et acheté par le patron du café-lecture BD L'Ô Bulle de la ville de Thonon Les Bains. Un endroit fort sympathique que je vous conseille d'aller visiter si vous passez dans le coin ^^



Oui en ce moment, je suis très "travaux" ^^