lundi 30 janvier 2017

RESIDENT EVIL 6 - CHAPITRE FINAL - SÉRIE B OU Z ?



Dommage... La saga cinématographique de Resident Evil alimente les débats de cinéphiles et d'amateurs de nanars depuis des années (voyez à ce propos l'excellente rétrospective du youtubeur Le Fossoyeur)! Après un opus 4 et 5 ultra esthétiques/bling bling/Matrix mon Amour/etc., mais aux scénarios faisant passer un discours de mec bourré pour la Nouvelle théorie de la Relativité, qu'en est-il de ce chapitre ultime ?
Le moins qu'on puisse dire est que le film est comme un verre d'eau à moitié vide et à moitié plein. Selon vos envies, votre regard portera soit sur l'un, soit sur l'autre.
D'un côté, le film arbore une esthétique superbe. Les décors sont grandioses, et les FX sont de très bonne qualité (les meilleurs de la saga ?). On nage dans un urbanisme post apocalyptique de toute beauté et la prise d'assaut par des milliers de zombies d'un haut building crachant des geysers de flammes est un morceau de bravoure mémorable ! Si le scénario décide de ré-écrire une partie de la saga avec quelques facilités qui passent crème si l'on n'y fait pas trop attention, le résultat final est d'un dramatique premier degré jamais vu dans la série. Très série B de luxe dans son déroulement, adieu donc les moments d'action nanar qui nous faisaient jubiler dans les deux précédents films !
Resident Evil 6 serait-il donc un film sérieux ? En tous cas il essaye et n'y arrive pas toujours (voir très rarement). La faute à des scènes d'action tournées à la caméra parkinsonnienne et au montage cut faisant passer les films de Michael Bay pour des épisodes TV de Derrick ! Et là c'est plutôt l’incompréhension chez le fan... Car le réalisateur nous avait habitué à une mise en scène ultra léchée à base de cadrages composés, moult ralentis bling bling, mais lisibles et esthétiques. Là, on est dans le montage hystérique, le cadrage hasardeux, les gros plans abstraits, le tout pour un résultat visuellement éprouvant ! Faire du premier degré, du "réalisme"' n'implique pas forcément de filmer en pseudo fan footage imbitable !
Et c'est là qu'on ressort notre fameux "dommage".
Dommage car le film est intrinsèquement beau. Pas original pour un sou mais il possède une très belle direction artistique... filmée par un accro au café brésilien en intraveineuse ! En somme, et pour ceux qui s'en souviennent, cela rejoint mon avis sur Final Fantasy Kingsglaives ! C'est beau, mais c'est pénible à suivre, voir à déchiffrer. Le genre de film à redécouvrir... sur un écran de smartphone en somme.
Une fin en demi teinte donc... En attendant un reboot ou encore le troisième film en image de synthèse (avec Sheva Alomar en mode tribal ? ^0^)
Merci tout de même aux créateurs de cette saga atypique que je continuerais à défendre contre les chantres du pseudo bon goût ^0^