vendredi 22 juillet 2016

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20 ans après, que vaut donc cette suite ?
 
Replaçons le premier film dans son contexte de 1996 : une oeuvre certes basique mais cohérente (même dans ces grosses ficelles et raccourcis de scénario) et qui valait surtout par un second degré jouissif et un spectacle d'une démesure rare, voir inédite pour l'époque !
 
ID2, c'est en fait une suite/remake du premier film... mais dans une époque sur-gavée de film tous plus spectaculaires les uns que les autres, issues des écuries Disney/Marvel/Bruckeimmer. Et même si tout est encore plus grand, plus destructeur, plus... plus tout, quoi !... Difficile pour cette suite de se démarquer d'une concurrence aujourd'hui féroce ! Alors qu'en tant que tel, cela reste un spectacle de qualité... mais un spectacle "de plus" dans un genre désormais habitué à la surenchère. Ainsi le film essaye de se démarquer en adoptant une esthétique très science fiction des années 90, et donc plutôt rare et vintage pour notre époque, mais si l'intention est louable, et malgré quelques scènes fabuleuses (l'arrivée du super vaisseau de 5000km de diamètre sur Terre), on reste dans les standards actuels de ce que nous offre le cinéma de genre.
 
En fait, Roland Emmerich nous a déjà offert le film catastrophe ultime dans l'échelle de destruction avec l'incroyable (et mésestimé) 2012 ! Difficile alors de faire "plus" sans apporter au moins une once d'originalité qui le démarque de la concurrence.
Et hormis son contexte esthétique vintage et très cohérent, cela reste assez sage... Mais ça fait le boulot !
 
L'autre point fort et à la fois faible du film est son nombre conséquent de personnages gérés de manière plutôt fluide, mais dont on sent qu'une bonne demi-heure d'exposition de plus n'aurait pas été de trop ! Peut-être pour une version longue à venir ?
 
En bref, ID2 est en soit le spectacle promis et attendu, avec des raccourcis de scénarios gros comme un vaisseau mère qu'un public des année 2016 aura peut-être plus de mal à accepter qu'une audience de 1996, des scènes grandioses, une scène finale qui fait référence aux films de monstres nippons, un esprit décontracte et fun, ponctué tout de même de quelques drames et personnages qui seront sacrifié sur l'autel d'un premier degré sombre mais correctement dosé.
 
Bref, un film qui aurait pus faire forte impression 10 ans plus tôt,
mais qui en 2016, fait juste du bon boulot.
Un blockbuster anachronique donc très recommandable...
à défaut d'être mémorable.