vendredi 24 avril 2015

CENTENAIRE DU GENOCIDE ARMENIEN

23 avril 2015 - Veille d'un centenaire que l'on ne peut pas oublier

Je reviens d'un atelier de BD/manga à l'autre bout de la région parisienne.
Suite à un accident de transport, je me retrouve à déambuler dans les rues de Paris. J'ai soif, je m'achète un soda. J'ai faim, je peux manger un bout de gâteau. Il fait bon et je peux prendre mon temps pour rentrer chez moi, appeler mes parents et profiter de mon confort.
Un luxe simple que l'on pense acquis de soi. Mais il y a 100 ans, d'autres n'ont pas eux cette chance.

Mon grand père, mort récemment à 98 ans, était un rescapé du génocide arménien et je pense que ses sentiments auraient été contradictoires en ce jour. Triste de voir que la reconnaissance n'est toujours pas gagnée. Mais heureux de constater que l'on n'est pas prêt de voir disparaître la mémoire de cette tragédie.
Quoiqu'on pense de notre président, celui-ci est un des très rares chefs d'état à s'être déplacé en Arménie en ce jour de commémoration. Cela symbolise bien l'encrage fort d'une diaspora dynamique et intégrée. Et qui malgré la disparition inévitable des témoins, est bien décidé à perpétuer une mémoire, un souvenir, et un message...