dimanche 23 décembre 2012

LA FIN DU MONDE : INTERNET A T’IL TUE LE SURNATUREL ?


 
« Le surnaturel n’existe pas !» 

C’est par ces mots que débute la conférence d’une héroïne de BD que j’ai créée, pour un scénario encore inachevé. Devant un écran géant, elle fait une simple constatation : Avec près de 7 milliard d’individus sur Terre, une bonne partie étant maintenant équipée de téléphones portables munies de caméras, s’il se passe quelque chose de « surnaturel » sur Terre, quelqu’un est forcément témoin et peut le filmer.
Depuis on attend cette fameuse preuve que le surnaturel existe quelque part.

En fait, je pense que le surnaturel a été « achevé » le jour où l’application Google Earth a été lancée. La Terre entière est maintenant photographiée, répertoriée, classée… Où sont les cités perdues vues dans Tomb Raider ? Les Iles mystérieuses, les dinosaures encore vivants dans des contrées oubliées ? Les fantômes, les esprits, les chimères ? Sans aller jusque là, des scientifiques ont découvert récemment, grâce à ce logiciel, une contrée encore inexplorée par l’homme ! Une forêt vierge… de 10 km/carré !
Quelle aventure…

Si on peut se réjouir que la fin du monde n’ai pas eut lieu (ou tout autre événement majeur et visible d’un quelconque « changement »), il est peut-être triste pour certains de constater qu’encore une fois, les fameuses forces occultes ne se sont toujours pas montrées au grand jour. De là où j’écris ce petit mot, il n’y a qu’un ciel gris et de la pluie au travers de ma fenêtre : bref, un temps morne et horriblement banal… mais au moins je suis au chaud !

En fait, plus le temps avance, plus on nous donne chaque jour des preuves que le surnaturel n’est que du naturel encore non expliqué. Peut-on alors tout expliquer, démontrer, calculer ? Jusqu’à dire que notre propre personnalité n’est que de la bête chimie ? Pourtant certains scientifiques athées et très cartésiens n’hésitent pas à mettre le « holà ». Tout expliquer, tout rationnaliser, c’est ouvrir la porte vers un monde finalement inhumain, froid, où nous ne serions que des machines ultra évoluées.
Finalement pour certains, cette pensée est insupportable, et la refusent en bloc. Plus la science avance et plus, certaines personnes se réfugient dans une spiritualité exacerbée, et que cette fin du monde loupée vient encore une fois de plus, écornée.

Alors doit-on en conclure que ça y est, c’est sur, devons-nous nous contenter de la réalité ? La science pure, peut-elle être la dernière source « d’émerveillement » de ce monde ? Est-ce que l’homme parviendra un jour à maîtriser la science au point que celui-ci pourra créer un jour, dans la réalité, les mondes fantastiques dont il rêve depuis des années à travers des jeux vidéos, le cinéma, la BD, etc… : Des mondes d’héroïc fantasy où la magie sera reine, peuplés de créatures fantastiques génétiquement crées dans des labos souterrains et froids ?  Cela peut-être une idée de départ pour un autre scénario qui sait ? Car après tout, si je fais de la BD fantastique et que j’aime le cinéma de genre, c’est qu’au fond de moi, je veux « y croire » quelque part. Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas, que cela n’existe pas, n’est-ce pas ? Après tout, nous sommes plus ou moins capable d’influencer notre propre réalité, et ce malgré les limites que peuvent nous imposer la société, la technologie, l’argent, etc… et tout en prenant en compte que dévier de la « normalité » à un certain prix. Si vous croyez être prêt à le payer, pourquoi pas ? Vous avez, nous avons, ce choix.

Alors en attendant, et histoire de revenir à notre réalité quotidienne, ayons tout de même une petite pensée pour ceux qui ont eut « droit » à une vraie fin du monde personnalisée : les victimes de guerre, de famine, d’attentats, d’assassinats, d’accidents, de maladresse du quotidien, de suicide même…  Pour eux, ce fut vraiment la fin de leurs mondes, et cela dure comme cela depuis des lustres, tous les jours.

Doit-on alors se dire que la réalité est forcément morne, triste, horriblement logique ? Non, je pense qu’il faut maintenant chercher le merveilleux, le mériter, au travers peut-être d’une simple promenade au coin d’un bois. S’émerveiller d’une jolie rivière, sortir entre amis, se faire un bon gueuleton en famille, regarder un bon film au bras de l’être aimé, partir s’il on peut en voyage pour découvrir les merveilles réelles et naturelles du monde, faire du sport extrême riche en adrénaline, etc… Pour certains, tout ceci peut parâtre « horriblement » banal et « anti spectaculaire », mais pour d’autres, ce « simple » bonheur de sortir de chez soi, avec quelques billets en poche et se dire « aujourd’hui, je me fais plaisir »… c’est encore de la science fiction !

Bonne "réalités" à tous !