jeudi 15 septembre 2011

LE CINEPHILE EXPRESS : PRIEST




Dans un monde ravagé par des siècles de guerre entre l'homme et les vampires, un prêtre guerrier se retourne contre l'église afin de traquer une bande de vampires meurtriers qui ont kidnappé sa nièce.

Priest
est adapté d'une bande dessinée éponyme qui s'étend sur seize volumes. Son créateur Min-Woo Hyung, dessinateur et scénariste coréen, a eu recours aux traditionnelles influences du manga asiatique et du comic américain.
Se situant dans un univers post-apocalyptique, l'univers de Priest recycle les romans graphiques contemporains et propose une ambiance visuelle proche du cinéma d'horreur. Pour plusieurs de ses séquences d'action, le film utilise également l'art du gun-kata (vu dans Equilibrium et dans Ultraviolet, tous deux réalisés par Kurt Wimmer). Un monde futuriste à la Mad Max, une atmosphère proche du western, et des personnages de vampires, Priest constitue en un programme très hétéroclite !!!

(Résumé et notes : ALLOCINE)

-Un film de : vampire+western+religion (un peu)+post-apocalyptique+arts martiaux !
-Une série B classieuse, possédant une esthétique cohérente et léchée. Les effets spéciaux sont de qualité et certains portent une patte à "l'ancienne" (comprenez qu'on fait exploser des bonnes grosses maquettes plutôt que des images de synthèse ^^).
-Des scènes d'action efficaces et lisibles. Certaines sont clairement sous influence "HongKong", avec des chorégraphies martiales originales et clairement surréalistes par moment (cf la scène du gardien de la cité des vampires ^^).
-Quelques rebondissements sympathiques, pas franchement spectaculaires non plus, mais qui relancent à chaque fois l'intérêt du titre.
-Un esprit proche d'un bon John Carpenter !

-Hormis le titre et quelques élements esthétiques, on cherche encore le point commun entre ce film et la BD originale ! Et même adapter cette dernière aurait coûté le prix d'un Avatar de James Cameron.
-Parlons-en du budget ! Visuellement, le film fait "série B à 25-30 millions de dollars". Hors le film en à coûté 60 ! Pourquoi ? Je n'ai aucune confirmation officielle mais à mon avis, la faute revient à la 3D. En effet, pour faire un film en 3D à effets spéciaux, il faut multiplier par deux TOUS les effets spéciaux du film ! Eh oui, lorsque l'on calcule par exemple un monstre en 3D, il faut faire une séquence entière pour l'oeil gauche, et la même mais légèrement différente pour l'oeil droit. Résultat : un film qui à coûté 2 fois plus cher qu'il n'y parait à l'écran...
Moralité : A moins d'être pété de thune, où de ne pas avoir d'effets spéciaux couteux, ne plombez pas le budget de votre film inutilement pour de la 3D !
-Un film "over the top" dans ses scènes d'action, il faut aimer le genre donc. Si vous avez détesté Matrix, Drôles de Dames, Wanted, Les Ailes de l'Enfer, tous les films de supers héros de ces dernières années, etc... Passez votre chemin !
-Certains auraient aimés que le discours sur la religion soit plus poussé... Mais était-ce le but du film ? Je ne pense pas...


Malgré ses GRANDS écarts par rapport à la BD originale, Priest est une bonne série B qui ne fait jamais cheap. On retrouve ainsi un certain souffle épique propre à certains westerns pour un film injustement planté au box office, et qui mérite une seconde chance sur une bonne platine Blue Ray !

mercredi 14 septembre 2011

ORIGINAUX DU MIROIR DES ALICES ET ILLUSTRATIONS... EN VENTE !




C'est finalement au bout de 10 ans que j'ai décidé de mettre
en vente des originaux tirés DIRECTEMENT de mes BD et autres
illustrations professionnelles. La galerie s'occupant ainsi de la vente est
la même qui m'a invité voilà plus d'un an à Montréal ^0^:



Tous les dessins et planches ainsi exposées sont issues
de travaux imprimés et vous attendent dans la section
KARA SHOP de mon blog (colonne de gauche)
et donc accessible en permanence.



Ainsi, je vous invite à vous adresser auprès même
de La Galery pour toutes questions relatives
aux œuvres en vente, et ce, que vous résidiez
à Paris, Marseille, Montréal...
Où ailleurs sur Terre ^0^

Bonnes courses !

jeudi 8 septembre 2011

DEDICACES : 1100 BOUGIES POUR LA NORMANDIE A CONCHES




C'est quand même ballot, à un siècle près, j'aurais pus fêter le millénaire de la Normandie... Et quelque chose me dit que pour fêter les 1200 ans, cela sera un peu compliqué. Mais bon, on sait jamais, hein ! ^0^

Allez hop, le petit florilège habituel :













Et pour le prochain post,
Préparez-vous à une étonnante nouvelle !
Certains l'attendent depuis près
de 10 ans; et elle est enfin là !
Rendez-vous dans les jours à venir ^0^
(Pour ceux qui pensent à la suite de Gabrielle : non ^___^;)

lundi 5 septembre 2011

POST EXPRESS : LES DAMOISEAUX DE ROCHEFORT

Revenu tout frais de Rochefort pour un week end dédicaces riche en rencontres et en p'tits Mickeys ^^, je vous ferais un compte rendu plus étendu dés que possible. Mais avant, il me faut rattraper quelques actualités plus anciennes comme une séance de dédicaces antérieure à Conches (pour les 1100 ans de la Normandie).
Donc en attendant, voici un petit avant-goût sexy de ce qui s'est passé à Rochefort.
En effet, outre une commande pour une dessin UN PEU coquin d'un lecteur habitant les environs (il se reconnaîtra ^^), certains demandeurs de dédicaces se montrèrent particulièrement polisson en demande... disons... sensuelles ^0^
Bon OK j'avoue, chaque fois que je demandais au dit lecteur s'il préférait une version "normale" où "sexy" d'un personnage féminin, vous devinez très vite ce qu'à répondu près de 80% des personnes interrogés (même pour un public féminin ^^)
A tel point que je pense faire une petite section PUBLIC AVERTI FOR MATURE ANDIENCE pour certains dessins dénudés (mais qui restent tout de même très politiquement correct, et franchement pas pire que ce que l'on voit dans certains magazines de mode grand public - mais bon par principe, on prends des pincettes pour présenter ce genre de gentilles coquineries ^^).

Voici donc la gentille coquinerie commandée par un
de mes lecteurs réels mais aussi virtuel en ce blog:



A suivre ^0^

mercredi 31 août 2011

DEDICACES : CARTOON BEACH 2011 - SOUS LES GALETS, LA PLAGE...




Alors que certains préfèrent se pourrir le week end du 15 août à trainer dans des trains bondés, des avions surchargés, et des autoroutes embouteillés, d'autres comme moi choisissent d'aller se promener sur les galets de la petite ville côtière de Fecamp, et accessoirement faire quelques dédicaces durant le salon de BD/manga Cartoon Beach.

...

Quoi ?

.... Ah bah oui, pour y aller j'ai dus prendre AUSSI le train... ^^

....

Ouais mais moi, je suis rentré le 16 août, moi d'aboreuh ! ^0^



Bon allez, florilège habituel :











A suivre ^0^

lundi 29 août 2011

DOSSIER MANGA : L'HEROIC FANTASY NIPPONE !


(Note : de temps en temps, en lieu et place d'une simple chronique manga, je fais parfois un article plus conséquent sur une thématique précise : une saga, un genre, une actu.... Bonne lecture !)



Si, au Japon, les robots géants furent pendant longtemps les seuls descendants symboliques des légendaires samouraïs, il faudra attendre les années 80 pour que d’autres héros en armure prennent d’assaut la pop culture. A l’occasion de la réédition des Chroniques de la guerre de Lodoss : La Dame de Falis, retour sur l’historique d’un genre a priori typiquement occidental, qui a cependant réussi à séduire le public de geeks nippons : l’heroic fantasy !

L’heroic fantasy est une représentation fantasmatique d’une époque passée, se situant quelque part entre l’Antiquité et le Moyen-Âge, et propice à de nombreuses réinterprétations historiques et géographiques, avec des territoires imaginaires, des créatures fantastiques, et surtout des sagas épiques sur fond de magie. Au Japon, le monde des yokaïs (esprits) et les récits de samouraïs sont aussi le terreau fertile de ce genre d’histoires. Mais c’est seulement au début des années 80, que le genre même de l’heroic fantasy à l’occidentale fait véritablement son trou au Japon.

ARMURES ET BIKINIS

Première sous-catégorie à percer : le barbare bodybuildé façon Conan et l’amazone en bikini (en métal quand même; ça ne protège pas grand-chose mais c’est très joli à regarder). Ce genre fit les belles heures de quelques séries animées destinées au marché de la vidéo nipponne. On y croise des guerrières court-vêtues et des chevaliers bombant leur torse nu devant des dragons au design plutôt occidental. L’un des titres phares est alors La Légende de Lemnear, au scénario aussi fin qu’un fil de string (même en métal donc), mais dont l’esthétique aguicheuse a influencé plus d’un dessinateur japonais. A noter que le dessin animé – au graphisme extrêmement travaillé – ainsi que le manga sont tous deux sortis en France depuis belle lurette, et sont assez difficiles à dénicher aujourd’hui.



LE MÉDIÉVAL FANTASTIQUE

Au milieu des années 80, Yutaka Izubuchi est un prolifique auteur officiant dans la science-fiction avec l’une de ses séries cultes : Patlabor. Ce fan invétéré du jeu de rôle Donjons et Dragons produit contre toute attente une série animée nommée Les Chroniques de la guerre de Lodoss. Malgré une qualité technique en dents de scie, cette série a marqué son temps grâce à un graphisme sophistiqué qui fait encore école aujourd’hui, plus de 20 ans après sa création. Certains personnages sont devenus des icônes comme Pilotess, une elfe noire à la peau d’ébène, aux cheveux blancs, et aux oreilles en forme… d’ailes d’avion ! Eh oui, si vous voyez aujourd’hui des elfes arborant de très longues oreilles dans des films, jeux vidéos, BD, etc., vous pouvez être sûr à 90% que le dessinateur s’est inspiré (consciemment ou non) de cette série cultissime !
Ce manga repose sur un canevas ultra académique de l’heroic fantasy, mais parfaitement maîtrisé, sans faute de goût. Les armures ne sont pas excentriques mais esthétiques et pratiques, les châteaux sont certes beaux mais reprennent des architectures historiquement crédibles, et même les dragons, d’un classicisme sans faille, sont parfaitement dessinés. Bref, avec cette série, l’heroic fantasy façon Tolkien rentre avec fracas dans la pop culture nippone.



L'HEROIC FANTASY HAUTE COURTURE !

Voici un autre sous-genre, l’heroic fantasy où tout est beau, où même les mendiants sont habillés chez Dior, où quand un chevalier passe des semaines dans un désert, il en ressort sans un poil de barbe, l’armure luisante, et toujours placé sous un rayon de soleil esthétique qui donne la classe ! Cette catégorie a été popularisé au Japon via plusieurs titres comme la série animée Arslan (disponible en France chez Black Bones), ou encore le méconnu Weathering Continent. Généralement, ce sont de grosses productions qui s’offrent le luxe de reprendre ce genre coûteux en décors détaillés et en costumes flamboyants. On n’hésite pas alors à mélanger diverses influences culturelles venues de l’antique Perse ou d’Asie. Et même les bandes originales se paient de très riches orchestrations symphoniques !

LA DAME DE FALIS

Le manga La Dame de Falis, fraîchement réédité par Kazé Manga, est curieusement un mélange de ces trois catégories. Des colosses torses nus, des jeunes guerrières aux drapés impeccables, des décors mélangeant ceux des films de capes et d’épées de l’âge d’or hollywoodien et ceux des grosses productions façon Seigneur des Anneaux. Malgré un scénario parfois un peu brouillon mais assurément épique, La Dame de Falis se déroule avant la série animée culte disponible aussi chez Kazé (1) et narre les aventures d’une troupe de héros combattant une redoutable sorcière. Un récit académique mais propice de nombreuses péripéties.



A noter que pour cette ultime édition, une nouvelle traduction a été réalisée. Curieusement, il manque à celle-ci quelques planches couleurs pourtant présentes dans l’édition originale nippone, mais apparemment exclues de toutes les versions hors du territoire du pays du Soleil Levant. Néanmoins, pour compenser cette regrettable absence, on se réjouira de pas moins de 80 planches totalement inédites ! Avec ses 528 pages, son graphisme ultra léché faisant de chaque planche un tableau à part entière, croisement improbable mais réussi entre Toppi et Gutave Doré (2), La Dame de Falis est un « must have » indispensable à tous fans d’heroic fantasy mondiale !

(1) Attention, il existe plusieurs séries animées de Lodoss, mais dont l’intérêt est très relatif selon les saisons. Une de ces séries a aussi donné naissance à un très beau manga paru en France aux éditions Ki-oon. Bref, une saga qu’il ne faut pas hésiter à décortiquer, sous peine de tomber sur quelques vilains petits canards pouvant ternir la légende…

(2) L’auteur Akihiro Yamada n’est pas un inconnu en France, puisqu’il a travaillé sur la création des personnages de dessins animées comme Rahxephon et la série fleuve Les 12 royaumes. Il a aussi illustré les romans éponymes. Son graphisme étant extrêmement détaillé, celui-ci, hélas, doit être à chaque fois très simplifié pour les besoins d’une production télévisuelle. Dommage, mais les scénarios rattrapent en grande partie cette perte.


lundi 22 août 2011

LE CINEPHILE EXPRESS : CAPTAIN AMERICA






Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull (résumé ALLOCINE)



-Après un Rocketeer sympathique mais un peu poussif dans son rythme, Le réalisateur Joe Jhonston revient en pleine forme dans un film à l'ambiance steam punk assumée, dans une Amérique des années 40 de fort belle facture !
-Un scénario très malin qui réussit l'exploit d'expliquer de manière crédible et logique l'origine du costume le plus kitsh de l'univers Marvel. Un réel exploit en soi !
-Un nouveau design très steam punk pour le costume de Captain America.
-Un super héros attachant et possédant une vraie personnalité, et non pas un énième benêt blond.
-Quelques clichés détournés de fort belle manière :
"-N'approche pas, Captain America, où je jette cet enfant dans l'eau du port !
Le Captain s'approche, l'enfant est jeté dans l'eau. Le Captain renonce à poursuivre le méchant pour sauver l'enfant ! Mais l'enfant dans l'eau dit : Non mais c'est bon, je sais nager, hein !
... Ah... ^0^"
- De très bons effets spéciaux dans l'ensemble, servi par une direction artistique cohérente et délicieusement vintage, et une patine plus graphique que réaliste.
-Des acteurs qui s'amusent et nous amusent en même temps !



-Un final orignal et tonitruant, mais peut-être un poil un cran en dessous, d'un point de vue spectaculaire, de ce que l'on peut attendre d'un tel blockbuster.
-Une musique symphonique tonitruante, façon grosse production de l'âge d'or du cinéma d'aventure hollywoodien, mais dont le leitmotiv ne reste pas longtemps en mémoire.
-Bon c'est un film de super héros avec justement l'un des héros les plus "over the top" et kitsch de l'histoire du comics. On accroche d'emblée où pas, mais personnellement, et moi-même n'étant pas du fan de ce type de super personnage, cela fonctionne.
-Une 3D relief qui ne sert strictement à rien. Plutôt correcte et lisible, certes, mais qui n'apporte rien à l’œuvre...



Un très bon moment de cinéma pop corn, dans un écrin luxueux et surtout crédible. Car l'exploit du film est de crédibiliser comment un tel "sur-homme" à t'il pus porter un tel costume ! Et rien que pour ça, on salue bien bas. Fun, haletant, drôle mais jamais ridicule, voici un blockbuster réussi qui vous fera passer une très bonne soirée entres potes, voir même en famille.