vendredi 9 octobre 2026

VISITE GUIDÉE


Encore d'autres études décors pour un projet qui se fera (ou pas). En attendant je m'amuse bien et je teste des architectures ou je tente d’insuffler un minimum de cohérence visuelle.
On est dans un palais aux formes rustres et carrées. C'est la demeure d'une veuve et son architecture doit retranscrire ce côté abrupt, codé, traditionaliste. Les autres architecture du projet sont censé être plus "accueillant", plus rond et moins austère.
Au départ, l'architecture était un peu plus détaillée mais il y avait des soucis de lisibilité, donc j'ai dut simplifier au mieux pour garder la balance entre "pas trop vide" et "ça reste acceptable pour un palais de 3ème zone à la va vite". Comme d'hab, chaque décor prends quelques heures à créer, et moins d'une heure pour finaliser le rendu "comics".




lundi 21 septembre 2026

SEANCE DE RATTRAPAGE - LA PORTE DU PARADIS où L’ENFER DU SPECTATEUR !



Ce n’est pas parce que tout le monde déteste quelque chose, que vous êtes obligé de la détester également. Et ce n’est parce que tout le monde aime quelque chose, que vous êtes obligé de l’aimer à votre tour.

Et là pour coup, malgré les critiques dithyrambiques, la reconnaissance de ses pairs, la réputation sans faille de son créateur, le statut culte du western américain, voici que j’ai tenté le film mythique et maudit : LA PORTE DU PARADIS !

Et autant le dire d’emblée : NON, je n’ai pas aimé.

PIRE, j’ose assumer et dire que c’est tout simplement un beau gâchis !

Commençons par un peu d’historique. United Artists est dans la seconde moitié du 20ème Siècle LA société de production américaine destiné à donner aux artistes les moyens de leurs ambitions, et ce sans retenues ! Alors c’est bien beau de laisser les artistes s’exprimer, mais l’on comprend vite qu’un producteur n’est pas qu’un requin de la finance sans jugeotte, c’est aussi un coordinateur d’une ligne éditoriale artistique, et surtout guidant les désirs créatifs de ses artistes. Et donc, après plusieurs échecs cinématographiques dut à certaines frasques d’auteurs débridés, United Artists est au bord du gouffre ! En 1980, l’entreprise jette alors dans les salles obscures sa dernière cartouche : le western LA PORTE DU PARADIS de Cimino ! Avec un budget colossal de 44 Millions de $ (soit plus 150 Millions en 2026 au vu de l’inflation !), ce film fut un bide commercial retentissant… Et je dois le dire, franchement mérité.

Sorti dans une première version tronquée au cinéma de 2h30, le film se verra petit à petit reconstitué pour atteindre de nos jours, la durée définitive de 3h36 ! Et malgré cela, non seulement le rythme du film confond clairement contemplation et longueur (mais cela reste subjectif), mais surtout son scénario n’a strictement AUCUNS SENS ! RIEN ne va, aucun évènement n’a de cohérence dans la narration, les personnages prennent les décisions les plus stupides de leurs courtes vies, ou tout simplement font des actions qui n’ont aucune logique crédible ! Et ce n’est pas l’esthétique impeccable du film, ni son impressionnante scène finale (seul moment de bravoure très réussi du métrage) qui le sauvera des excentricités scénaristiques de ses auteurs.

Pour appuyer mon propos, il me faut ainsi conter quelques exemples incluant hélas des spoilers. Et promis, cela durera moins de 3h36 !

Commençons par notre personnage principal ayant fait de brillantes études d’avocat, pour finir 20 ans plus tard dans un patelin paumé du Far West. Il ne nous faudra pas moins d’une heure et demi de film pour ENFIN comprendre qu’il s’agit d’un shérif qui vit dans un hôtel de migrants avec comme résidence secondaire un bordel de péripatéticiennes. Alors que Michael Cimino mette une éternité à présenter un contexte narratif, il l’a déjà fait avec brio avec son film VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER en 1978. Sauf que dans notre western, ça ne fonctionne jamais, du fait d’un scénario incohérent au possible.

Reprenons notre histoire : Notre shérif apprends fortuitement qu’un complot gouvernemental vise à éliminer des migrants anarchistes parce que…. Euh, on sait pas (et on s’en fout au final). Notre Shérif est surpris par nos complotistes… qui le laisse partir rejoindre son patelin…. OK, pourquoi pas ? Alors va-t-il prévenir ces infortunés compagnons ? Non plus. Euh… et il va faire quoi alors ? Et bien il va prendre du bon temps avec sa nana proxénète (qui est sur la liste des cibles désignées au passage). Et la veille de l’attaque des complotistes, notre bon shérif va ENFIN prévenir la population du danger ! Pourquoi maintenant, et pas avant, juste histoire de se préparer ? On sait pas non plus… S’ensuit alors un jeu de cache-cache ridicule entres les mercenaires des complotistes et les habitants. Pendant ce temps, un des copains du shérif veut prévenir les habitants de l’arrivée des méchants et part précipitamment à cheval les rejoindre… Sauf qu’il décide de piquer une sieste dans la prairie… et les méchants le rattrape et le bute ! POURQUOI il pique une sieste à ce moment-là de l’histoire ? On sait pas non plus.

Voilà, le mot d’ordre du film est : ON SAIT PAS !

ON SAIT PAS pourquoi il se passe tel évènement, et ON SAIT PAS pourquoi tel personnage fait telle action. TOUTES LES DÉCISIONS de TOUS les personnages n’ont AUCUNES LOGIQUES ! Ça fait des allers retours entre la ville des migrants, des fermes, des prairies, des trains, et ça s’entrecroise dans un bordel indescriptible ou chacun va prévenir l’autre. Alors, OK, mettre en scène le chaos pour donner un peu de réalisme, pourquoi pas ? Sauf que ça ne fonctionne jamais et cela dure une éternité. Tel personnage rejoint tel personnage, mais décide que non au final. Pourquoi ?... Vous avez deviné : ON SAIT PAS. Tels méchants passent un deal avec un gentil pour le buter au final… Sans que le deal soit conclu. Donc cela n’a servi à rien. Super. A quoi a servi cette action ?… ON SAIT PAS. Et au bout d’une heure interminable de chaos inintéressant et bordélique, dans la dernière demi-heure du film, tout le monde se rassemble ENFIN (les gentils et les méchants. Car oui les méchants n’ont aucune tactique aussi. Pourquoi ? ON SAIT PAS) pour s’organiser une scène finale grandiose et pour le coup, superbement mise en scène !

Car oui, le film est BEAU ! la photographie est somptueuse, certains décors sont justes monumentaux (tout est construits en dur, avec des milliers de figurants réels), les cadrages sont la plupart du temps superbes, et chaque scène prise INDÉPENDAMMENT les unes des autres, fonctionne à merveille… Mais JAMAIS dans un ensemble au service d’une narration finalement plus décousue que jamais. Restera une scène finale très réussie et COHÉRENTE dans sa mise en scène et sa narration à la fois dantesque et émotionnelle.

Le sentiment d’un immense gâchis perdure à la fin du visionnage, un chaos jamais maîtrisé ni intéressant, faute d’un minimum de logique auquel le spectateur peut s’accrocher, des personnages incohérents qui semblent chercher leurs dialogues dans les feuilles d’un scénario éparpillé aux quatre vents dans la prairie. A ce niveau-là, je pense immanquablement au fiasco ridicule (mais rigolo) de MEGALOPOLIS d’un Coppola en roue libre. Mais au moins pour MEGALOPOLIS, on était prévenu par la réputation désastreuse du film. Pour LA PORTE DU PARADIS, son statut d’œuvre culte et incontournable restera pour moi un mystère…

Bref… JE SAIS PAS !

dimanche 6 septembre 2026

MAUSOLEUM - 3D TESTS


Petits tests de décors 3D en simili rendu "dessin" pour un éventuel projet (où pas). J'ai voulu faire plus simple pour une fois, histoire d'aller un peu plus vite. Cela donne environ 6 heures pour créer le modèle 3D (les crânes sont des modèles libres de droit), et 2-3 heures facile pour donner cet aspect "dessin".
C'est loin d'être parfait mais disons que pour un rapport gain de temps/qualité, le ratio reste respectable (si on y regarde pas de trop près bien entendu).


mardi 1 septembre 2026

HELL TEACHER IS BACK !

 

Pour vous souhaiter une bonne rentrée, elle est en train d'affûter ses crayons; car le matériel, c'est important. Il faut bien le ranger ! Bientôt l'encrage pour motiver nos chers écoliers 😈

 


jeudi 27 août 2026

[A TRIP IN IRELAND - ETE 2025] DUBLIN BY NIGHT !


Ne vous fiez pas à l'aspect désertique de mes photos, Dublin regorge de vie et la jeunesse n'hésites pas à se mettre sur son 31 malgré le côté n peu frisquet des nuits d'été d’Irlande ! On peut saluer en tous cas les efforts fournis pour éclairer le moindre bâtiment ou monument un tant soit peu joli de la ville ! 
 
































 

lundi 24 août 2026

PHILIPPE BOUVARD [1929-2026]



Figure emblématique de l'audiovisuel Français avec un GRAND F, clown lettré et délicieusement irrévérencieux, Philippe fut pour moi une vraie béquille de bonne humeur à certaines périodes de ma vie. Il fut une oasis de sourires, du Petit Théâtre de Bouvard aux Grosses Têtes, une grande gueule comme on ne l'autorisera plus. Parce que vous comprenez, l'homme du 21ème siècle est désormais considéré comme trop con, trop premier degré, trop puritain avec une fusée Ariane 6 dans le cul, tous boosters allumées pour le catapulter sur la Lune des pisse-froids, des ronchons, des pères la morale infantilisants, des tristes sires qui collectionnent les badges de vertus sans savoir qu'ils n'en auront jamais assez pour êtres tout simplement aimer. Philippe n'en avait plus rien à foutre, il était un vrai clown du coup de pied au coup, qui vous respectait dans votre recul, votre intelligence( même en dessous de la ceinture), et de là ou il est, sans doutes qu'il vous emmerde les amateurs de TGV dans le fiak, et avec un IMMENSE sourire !
Merci encore, Philippe. 
 

vendredi 7 août 2026

LE [TRES] PATIENT ANGLAIS



Avec 12 nominations aux Oscars en 1997, Le Patient Anglais raflera à lui seul 9 récompenses ! Mais très vite, une polémique enfle dans le milieu cinématographique et journalistique. Est-ce que Le Patient Anglais n’est il pas un film à Oscars… Par défaut ? C’est-à-dire que faute de mieux, on donne les récompenses, non pas au meilleur film, mais au moins pire ! De là à dire que ce film est mauvais, il ne faut pas exagérer…. Mais à la vue du résultat final quasiment 30 ans plus tard, on peut probablement modérer son enthousiasme.

Dans la lignée des grandes fresques romanesques de la seconde moitié du 20ème Siècle, Le Patient Anglais se veut être un film d’amour tragique tout autant qu’une aventure exotique durant la Seconde Guerre Mondiale. Déjà dans la forme, la mise en image s’apparenterait aujourd’hui un luxueux téléfilm de plateforme de streaming. Les scènes de dialogues sont quasiment toutes filmés en champ contre champ très classique, sans composition de cadres « larges », certains décors sont certes réussis mais ne sont pas d’un grandiose marquant, les rares effets spéciaux sont tout de même très jolis (mention à une scène de crash d’avion encore très impressionnante aujourd’hui), et la photographie très naturaliste et plate n’aide pas vraiment à insuffler un souffle à l’ensemble. Heureusement les acteurs donnent leurs maximum et Ralph Fiennes explose l’écran de son charisme froid, presque psychopathe, pour finir en amoureux tragique à la fin du métrage. Sur ce point, c’est une belle réussite.

Reste le scénario qui traîne parfois en longueur. Certaines scènes sont cependant très réussies comme la découverte des fresques dans une église, à la lumière des torches. Ou encore cette scène aussi absurde qu’ingénieuse d’un déminage d’obus sous un pont qui se met dangereusement à vibrer, lors de passages de tanks… célébrant la victoire de la Guerre de 39-45 ! Le film est parsemé de fulgurances scénaristiques et certaines situations rocambolesques à la limite de la parodie, se retrouvent paradoxalement incroyablement tragiques par l’absurdité même de la guerre. Si la mise en scène reste encore une fois très académique, celle-ci parvient donc quelques belles envolées formelles, surtout lors de la dernière demi-heure du film, avec une émotion rare et efficace. La tragédie qui se met en place petit à petit devient alors implacable, les évènements injustes se succèdent et les coups de théâtres enfoncent le clou des cercueils des amants tragiques !

Film clairement imparfait, parfois trop sage, parfois malin, Le Patient Anglais est clairement l’expression d’un sentiment d’inachevé, de laborieux dans son déroulement. mais il parvient enfin à toucher le cœur du spectateur dans certaines scènes, et surtout dans son final émotionnel. Un final qui résume le tourment dans lequel certains sont entraînés malgré eux, forcés à faire des choix dramatiques, de vivre avec les regrets qui en découlent, de supporter dans leurs chairs brûlées au sens littéral du terme, le poids de choix malheureux, mais surtout et avant tout humains… 
 

jeudi 6 août 2026

SPIDERMAN – BRAND NEW DAY : AU DETOUR D’UNE CONVERSATION…




Je n’ai jamais vu un seul film de Spiderman en entier (hormis les versions 3D du Spiderverse). Non pas que cela ne m’intéresse pas, c’est juste qu’ayant vu beaucoup d’extraits de tous les films sortis, j’en ai perdu l’envie de tous les voir à l’occasion. Et en parlant d’occasion, on me propose de voir ce véritable phénomène qu’est son ultime itération à plus d’un milliard de dollars de recettes en à peine une semaine de présence en salle !

Pour faire simple : J’ai beaucoup aimé. Les scènes d’action étaient vraiment chouettes et originales, très bien chorégraphiées et lisibles, le tout servi par une galerie de personnages vraiment chouettes et surtout connectés à travers leurs destins.

On le sait, le cinéma américain aime en ce moment jouer les pères moralisateurs, à coup de leçons lourdingues et infantilisantes. Là ou l’on joue sur la culpabilité, le cynisme, la déconstruction destructrice (paradoxalement) des figures mythiques de la culture pop occidentale, et pour au final de rien proposer en échange, ce nouveau Spiderman joue bien mieux la subtilité et surtout la positivité dans ses messages. Tel personnage est traumatisé ? La plupart des films actuels insisteront sur son bon droit d’être une victime à plaindre, là ou ce Spiderman va tenter d’amener des solutions concrètes, pas parfaites, mais proposer des chemins de rédemption qui annihilent les culpabilisations inutiles et soi-disant sans issues. On retrouve enfin des messages positifs et simples comme l’amitié, la rédemption, la lutte contre l’adversité, le courage de demander de l’aide à autrui, l’empathie, assumer ses erreurs, d’essayer de les corriger au mieux, bref, tout un ensemble de sous thèmes positifs abordés de manière simple, subtile, et tout simplement « sincère » (oui, on reste à Hollywood, mais pour une fois que le bulldozer moralisateur reste au garage, on ne va pas s’en plaindre).

En ce sens, Le Punisher et Spiderman est le couple de potes inattendu dans ce film, mais dont les destins brisés résonnent en parallèle. L’un assume sa destruction et s’en sert comme tremplin d’une quête de vengeance pure, sans même un désir de rédemption, et l’autre nie sa détresse d’avoir tout sacrifié pour un bien commun, sans même penser à sa propre préservation. Les deux protagonistes s’opposent de manière très réaliste et surtout humaine sur leurs méthodes de tenir le coup, face à un adversaire qui se révélera au final tout aussi paumés qu’eux ! Et c’est justement de leurs vécus, de leurs confrontations, de leurs aspirations, que va naître peut-être un sentiment de renaissance ou chacun y trouvera son compte, mais surtout tant bien que mal !

Ainsi, si les scènes d’action sont encore une fois très réussies, c’est surtout l’intimité des personnages tourmentés mais avides de rédemption que naît l’émotion que l’on recherche tous au cinéma. Oui c’est cool de tout faire péter, mais parfois, une simple conversation sincère et intimiste, ou les supers héros/vilains retirent leurs capes pour enfin se confier les aux autres, provoquent ce petit frisson, cette empathie, ce petit hochement de tête approbateur du spectateur qui nous fait nous connecter à ces personnages de fiction si réels…


P'TITE GRIBOUILLE

J'ai complètement oublié que j'avais fait ce petit dessin sur un carnet de croquis laissé à disposition sur une des expositions de Japan Expo en juillet 2026. Je crois que c'était l'exposition sur Baki, mais j'ai un doute.

Bon bref, c'est l'illustration du paradoxe du dessinateur qui, pour se reposer.... Bah, continue de dessiner 😁