mercredi 28 février 2024

LE ROYAUME DES ABYSSES – L’ODYSSÉE DE CHIHIRO

L’animation chinoise était cantonnée depuis belle lurette dans les abysses d’un cinéma de niche national, peu enclin à s’exporter en Occident. Depuis maintenant quelques années, la donne change avec l’arrivée de plusieurs blockbusters d’animation, notamment en 3D, sur le marché international. L’une de ces premières tentatives fut le très inégal mais fougueux remake animé d’Histoire de Fantômes Chinois, réalisé par Tsui Hark lui-même ! Il faudra attendre cette dernière décennie pour voir apparaître discrètement des films comme le sympathique Dragon Nest, mais aussi et surtout la duologie à grand spectacle White Snake et Green Snake. Ces deux derniers reprennent une esthétique cartoon à la Disney/PIxar pour nous offrir des œuvres de fantasy riches en action, dépourvus de chansons (où alors en clip show très brefs), et même des scènes de romance où le héro « conclut » avec sa bien aimée ! D’où la perplexité de certains critiques occidentaux se demandant à quelle tranche d’âge précise s’adresse au final ces films !

Après avoir ingurgité avec brio toute l’esthétique des cartoons occidentaux (et pour le dixième d’un budget classique américain), voici que les créateur chinois tentent une aventure esthétique sortant des sentiers battus, et au budget pharaonique pour une production locale ! Avec un peu de plus de 40 millions de dollars dans son escarcelle, le réalisateur Tian Xiaopeng crée un monde féérique où les fluides sont rois ! Découle alors une esthétique picturale, surréaliste, presque trop détaillée par moment, le tout servi par une mise en scène sous adrénaline qui mettra à bout de nerfs les spectateurs occidentaux habitués à des rythmes plus posés Made in Disney/Pixar.

L’animation n’est pas en reste avec des personnages que certains qualifient de « sur-animés » avec des expressions faciales et corporelles poussées à l’extrême de la lisibilité, et participant à la frénésie de l’ensemble ! C’est le genre de visuel qui vous emportera au loin ou vous laissera sur le quai, mais qui surtout ne vous laissera pas indifférent !

Si la forme est une prouesse technique et artistique qui divisera, le fond même s’inspire clairement de certains classiques bien connus comme Le Voyage de Chihiro ou encore L’Odyssée de Pi ! Le mélange est prenant et même si honnêtement on devine très vite ce que le final va nous réserver, il faut voir comment celui-ci va nous être conté afin de transmettre une certaine émotion. En fait, c’est comme redécouvrir un plat que l’on a souvent dégusté, et que pour cette fois, on découvre de nouvelles variations et saveurs qui renouvellent la recette.

Avec son animation halluciné, ses couleurs pop, ses personnages déjantés et son alternance entre une mise en scène oscillant entre contemplation et frénésie clipesque, nul doute que ce Royaume des Abysses divisera, mais emportera à coup sur les aventuriers avides d’horizons exotiques et (très) colorées !

 

vendredi 23 février 2024

ONE LAST SONG... [SKETCH]


Clairement pas mon meilleur croquis, mais j'essaierais de donner l'illusion plus tard si je l'encre (peut-être). Pour le coup je voulais faire un truc un peu halluciné et nostalgique à la fois.
"je voulais" est le mot clé, hein...  (Ah sinon oui, c'est une Gibson ^^)
Bref, next.
 
 

jeudi 15 février 2024

DEDICATIONS 03


Extraits de dédicaces.



THE MARVELS : QUAND IL MANQUE UN MEC SOBRE À LA RÉUNION...



Difficile de juger un film comme #TheMarvels ayant une réputation aussi désastreuse et (soit disant) emplie de Girl Power. Mais force est de constater que le résultat n'est pas franchement catastrophique, voir même possède quelques moments de fulgurance fugaces, mais bienvenus !
 
Alors avant de sortir le goudron, les plumes, les fourches, et le 45 Tours d'À La Queue Leuleu du grenier de papi, laissez-moi décortiquer la chose.
 
Bon déjà, si vous n'avez pas vu quasiment l'intégralité du MCU, et surtout les séries TV dérivées comme (le génial) #WandaVision et (pas encore vu) #missmarvel, niveau compréhension du contexte, ce sera compliqué... Mais pas rebutant. Car le film est quand même très généreux en scènes d'action, surtout la première qui fait la part belle à une chorégraphie très réussie et impeccablement filmée, où nos 3 héroïnes combattent des vils gredins aux 4 coins de la galaxie, en switchant leurs positions toutes des 3 secondes ! Cette séquence a dut être un enfer à mettre en place.
Ensuite, concernant les personnages, on pourrait croire que le Girl Power matinée de Mary Sue (en gros : une héroïne qui toujours raison et qui résout tout sans efforts) nuirait au film... Et là encore, c'est une bonne surprise car nos héroïnes s'en prennent déjà plein la figure par moments, et surtout, bah elles font des erreurs parfois catastrophiques ! Mention à Captain Marvel qui, si dans son premier film, était une pimbêche prétentieuse, Eh bien là pour le coup, rate à peu près tout ce qu'elle entreprends, jusqu'à mettre en danger de mort plusieurs civilisations ! Et donc... Eh bien, elle en devient bien plus sympathique dans sa fragilité toute humaine... Étonnant, non ?
 
Maintenant, venons aux points où clairement, à la réunion des créatifs, la vodka et la farine blanche ont circulées plus que de raison; avec pèle mêle la visite d'une planète Bollywood où tout le monde chante, où encore des chats mignons mutants qui envahissent une station spatiale pour bouffer son équipage... pour le sauver (....., non mais cherchez pas, c'est "compliqué"). Alors soit on peut trouver cela très rigolo, où complètement nawak selon votre taux d’alcoolémie de la soirée.
 
Et donc au final, que vaut à mes yeux The Marvels ? Forcément quand on n'attends rien d'une œuvre, on ne peut qu'être surpris dans le bon sens (la plupart du temps, hein). Je pense que ce film est en fait sorti bien trop tard, en pleine overdose de produits Marvel, sans compter la mauvaise réputation idéologique de l'entreprise Disney. Sans ce contexte problématique, c'est le genre de film "sympa" au final, avec quelques scènes d'action plutôt "sympas" (et parfois très cools), des personnages "sympas" (enfin surtout Captain Marvel), et hélas quelques scènes cringes, mais plutôt courtes heureusement....
Bref, de quoi passer un bon dimanche après midi agréable... à défaut d'être mémorable...

mercredi 14 février 2024

THE WITCHES' VALENTINE'S DAY !


Petit dessin rapide pour la Saint Valentin !
Bonne Saint Valentin à tous,
Happy Valentine's Day for all of you ^^




LOGAN : FILM SOUS X


Critique rétrospective et surtout opinion impopulaire : J'aime pas Logan...

Pour moi c'est un pilote de série TV qui a coûté BEAUCOUP trop cher pour ce qu'on à sur l'écran. Sérieux, 90 millions de brouzoufs pour une poursuite de voitures dans le désert et une baston dans une forêt à la Stargate ? Bordel, mais même le pilote de la série TV K2000 était plus impressionnant (rematez cette succession de casses de bagnoles, ils font péter un jet, un VRAI jet à la fin, pas une maquette)!

James Mangold n'a aucuns style, aucune patte reconnaissable, y'a pas un seul plan iconique dans ses flms. Ah si, y'a UNE tentative de plan iconique ou Logan à la fin il hurle genre pas content.... Et toute la salle était morte de rire et moi avec. Ça marchait pas.... Sérieux ça marchait pas, c'est d'une tristesse un réalisateur qui tente un effet dramatique, et qui le loupe à en faire écrouler de rire une salle de cinéma...
Alors quand on m'a annoncé qu'il réaliserait le dernier Indiana Jones, bon bah je savais à quoi m'attendre, et que j'ai eu : un film d'action lambda, moyennement fun, même si la scène d'intro dans le train était très cool, mais c'est tout. Un produit lambda sans identité, fait proprement, lisible, aussi oubliable qu'un burger (quoique, je me souviens de très bon burgers, notamment celui au...... euh, nan, je digresse).

Ah on me dit que Logan ,c'est un style "brut", qui va au but, qui ne s’embarrasse pas de figures de style car il n'en a pas besoin..... Mmmmh.... nan. Définitivement NAN.

Les films d'action de Jakie Chan dans les années 80 n'ont aucuns style de réalisation, MAIS ils n'en ont pas besoin, car l'action dans ces films n'ont pas besoin d’esbroufes de mise en scène pour rehausser déjà des prouesses qui en mettent plein la vue. Au contraire, les montrer sans esbroufes renforce la véracité de ce que l'on voit. Dans Logan, sérieux, à part une poursuite en voiture ou l'acteur a été remplacé par un double numérique photo réaliste au volant (hein ???), une scène finale dans une cabane sur une falaise (le tout en 3D, oui parce que les cabanes en haut d'une falaise c'est dur à trouver), y'a quoi ?
 
Ah oui, Logan qui hurle qu'il est pas content à la fin du film. Bah ça tombe bien, moi non plus....

lundi 5 février 2024

ARGYLLE - BROSSE ET BOTTES DE CUIR




Bradley James Allan. Ce nom ne vous dit sûrement rien, et pourtant c’est grâce à cet homme de l’ombre parti à seulement 48 ans, que de nombreux films ont pus briller par leurs scènes d’action, notamment ceux de la saga Kingsman ! Dire que j’attendais avec une certaine appréhension le prochain film de la saga est une douce boutade. Car oui, Argylle fait parti de l’univers des gentlemen espions, et est surtout réalisé par le même trublion : Matthew Vaughn !

Sur ce point, si les scènes d’action de ce film restent assez jouissives, elles n’égalent pas tout à fait l’inventivité de la saga Kingsman, mis à part la délirante scène finale qui mettra à rude épreuve votre suspension d’incrédulité. Bref ; on rit de bon cœur, ou on frappe son front de consternation, c’est selon. Me concernant, devant le côté inédit de la chose, je me suis volontiers incliné !
 
Autre point étonnant du film, la mise en scène Matthew Vaughn se veut nettement plus sage dans les expérimentations de mouvements de caméras. Alors certes on perd en inventivité formelle, mais on gagne quelque part en lisibilité, tout en gardant un certain dynamisme. C’est du donnant-donnant en somme. Et si toutes les scènes d’action ne se valent pas en terme d’inventivité, il y a toujours LE petit élément original qui nous fait tiquer en mode : »Tiens, je m’y attendais pas à celle-là ! »
Donc cela reste forcément plaisant, et on sourit de bon cœur.
 
Enfin dernière surprise et pas des moindres, si généralement ce genre de film enfile les perles niveau narration, Argylle se paie le luxe d’un scénario à tiroirs bourrés de twists parfois attendus, mais parfois totalement étonnants ! Et surtout logiques ! Car si dans le second Kingsman, le fait de ramener les morts à la vie via une technologie franchement pas crédible fait encore débat, les retournements de situation d’Argyle s’enchaînent avec une fluidité déconcertante et surtout crédibles !
 
Malgré quelques fond verts évidents et un (dodu) chat en image de synthèse de la marque Kissvoua, le spectacle reste ainsi hautement recommandable et respecte son contrat : à savoir divertir, distiller ses « wow effects » formels, et surtout bonus sur le papier, nous étonner encore une fois à coups de théâtres savamment orchestrés.