Parmi les grands “classiques” du cinéma américain, certains sont passés au travers des mailles de mon filet d’amateur de cinoche. Out Of Africa fait parti de ces films dont j’ai toujours entendu parler sans jamais l’avoir vu au final.
Ces vacances d’été sont l’occasion de rattraper ce retard, mais surtout d’affronter mon appréhension de l’idée d’un film ayant une telle aura.
Héritier d’un cinéma d’aventures et romanesque des années 80, Out of Africa est signé Sidney Pollack, avec deux grandes stars de l’époque : Meryl Streep et Robert Redford. Et j’aoute aussi mon petit chouchou de compositeur, le grand John Barry !
Out of Africa est un « grand” film, aussi bien dans sa réputation que dans son ambition formelle. Rien que la reconstitution de la ville de Nairobi reconstruite de A à Z pour le film est une prouesse visuelle que l’on ne retrouve plus à notre époque baignée de numérique. Attention, je ne dénigre pas la technologie, c’est juste que lorsque l’on regarde des films d’une certaine époque, on sait que ce qui sur l’écran c’est construit en dur ! Aujourd’hui, on hausserait à peine le sourcil devant une reconstitution photo réaliste de gigantesques décors que l’on devinerait virtuelle.
C’est comme regarder les cascades démentielles de Jackie Chan dans les années 80, comprendre que c’est du vrai, du tangible, du dangereux ; et hausser le même sourcil devant la chute virtuelle interminable de John Wick dans son 3ème film (oui je sais, c’est un vrai cascadeur qui a fait le boulot, mais en plusieurs fois et avec des câbles, etc.). Voir ainsi de vrais cascadeurs affronter de vrais lions (venus de Californie en Afrique !), et non pas des marionnettes en 3D, tout de suite, on est dans le viscéral ! Idem pour les milliers de vrais figurants faisant la fête dans les décors de Nairobi au soir de la victoire de la guerre de 14-18 !
Si visuellement le film est un bijou malgré une photo un peu trop naturelle, peut-être pas assez carte postale (et surtout un format 1.85 un peu étriqué), on regrettera aussi la timidité des compositions musicales de John Barry (qui se repompe allègrement en citant sa musique de La Guerre des Abîmes quelques années plus tôt).
Les acteurs sont tous impeccables et malgré quelques longueurs (non pas imputables à la façon de filmer des années 80, les critiques de l’époque reprochant déjà cet état de fait à sa sortie), le film reste très dense sur ses presque 3 heures de pellicule. Les évènements s’enchaînent, les drames se succèdent et malgré une froideur que n’aurait pas renié Christopher Nolan ou encore David Lean, la passion amoureuse de nos deux protagonistes reste intéressante, et pleine d’enseignements sur les mœurs de l’époque ou se passe l’intrigue (entre 1913 et les années 1930) : Le colonialisme, le machisme, le racisme, l’humanisme, l’empathie, etc. tous ces thèmes sont abordées avec beaucoup de subtilité, contrairement à notre époque ou on nous balancerait des leçons de morale toutes les 5mn.
A ce propos, Meryl Streep campe une héroïne très sympathique, aventureuse, solaire, joyeuse, travailleuse, jamais hautaine, courageuse, etc. Bref, une « girl boss » comme on savait encore en écrire à Hollywood il y a encore une quinzaine d’années. Aujourd’hui…. C’est plus…. Compliqué…. Du moins, à Hollywood.
Au final, je n’ai pas été déçu par Out of Africa, il reste un grand film en termes de cinématographie. J’ai essayé de l’aborder sans préjugés, sans me dire que je dois absolument voir en lui un « monument » intemporel, et donc forcément être déçu au final. Je l’ai pris comme un film de son époque, et malgré ses 40 ans, il tient encore la dragée haute à pas mal de productions « friquées » actuelles.
Et pour mon prochain rattrapage, ce sera LE PATIENT ANGLAIS !
Héritier d’un cinéma d’aventures et romanesque des années 80, Out of Africa est signé Sidney Pollack, avec deux grandes stars de l’époque : Meryl Streep et Robert Redford. Et j’aoute aussi mon petit chouchou de compositeur, le grand John Barry !
Out of Africa est un « grand” film, aussi bien dans sa réputation que dans son ambition formelle. Rien que la reconstitution de la ville de Nairobi reconstruite de A à Z pour le film est une prouesse visuelle que l’on ne retrouve plus à notre époque baignée de numérique. Attention, je ne dénigre pas la technologie, c’est juste que lorsque l’on regarde des films d’une certaine époque, on sait que ce qui sur l’écran c’est construit en dur ! Aujourd’hui, on hausserait à peine le sourcil devant une reconstitution photo réaliste de gigantesques décors que l’on devinerait virtuelle.
C’est comme regarder les cascades démentielles de Jackie Chan dans les années 80, comprendre que c’est du vrai, du tangible, du dangereux ; et hausser le même sourcil devant la chute virtuelle interminable de John Wick dans son 3ème film (oui je sais, c’est un vrai cascadeur qui a fait le boulot, mais en plusieurs fois et avec des câbles, etc.). Voir ainsi de vrais cascadeurs affronter de vrais lions (venus de Californie en Afrique !), et non pas des marionnettes en 3D, tout de suite, on est dans le viscéral ! Idem pour les milliers de vrais figurants faisant la fête dans les décors de Nairobi au soir de la victoire de la guerre de 14-18 !
Si visuellement le film est un bijou malgré une photo un peu trop naturelle, peut-être pas assez carte postale (et surtout un format 1.85 un peu étriqué), on regrettera aussi la timidité des compositions musicales de John Barry (qui se repompe allègrement en citant sa musique de La Guerre des Abîmes quelques années plus tôt).
Les acteurs sont tous impeccables et malgré quelques longueurs (non pas imputables à la façon de filmer des années 80, les critiques de l’époque reprochant déjà cet état de fait à sa sortie), le film reste très dense sur ses presque 3 heures de pellicule. Les évènements s’enchaînent, les drames se succèdent et malgré une froideur que n’aurait pas renié Christopher Nolan ou encore David Lean, la passion amoureuse de nos deux protagonistes reste intéressante, et pleine d’enseignements sur les mœurs de l’époque ou se passe l’intrigue (entre 1913 et les années 1930) : Le colonialisme, le machisme, le racisme, l’humanisme, l’empathie, etc. tous ces thèmes sont abordées avec beaucoup de subtilité, contrairement à notre époque ou on nous balancerait des leçons de morale toutes les 5mn.
A ce propos, Meryl Streep campe une héroïne très sympathique, aventureuse, solaire, joyeuse, travailleuse, jamais hautaine, courageuse, etc. Bref, une « girl boss » comme on savait encore en écrire à Hollywood il y a encore une quinzaine d’années. Aujourd’hui…. C’est plus…. Compliqué…. Du moins, à Hollywood.
Au final, je n’ai pas été déçu par Out of Africa, il reste un grand film en termes de cinématographie. J’ai essayé de l’aborder sans préjugés, sans me dire que je dois absolument voir en lui un « monument » intemporel, et donc forcément être déçu au final. Je l’ai pris comme un film de son époque, et malgré ses 40 ans, il tient encore la dragée haute à pas mal de productions « friquées » actuelles.
Et pour mon prochain rattrapage, ce sera LE PATIENT ANGLAIS !

