dimanche 9 octobre 2011

LE CINEPHILE EXPRESS : PIRATES DES CARAÏBES 4 - LA FONTAINE DE JOUVENCE






Dans cette histoire pleine d’action, où vérité, trahison, jeunesse éternelle et mort forment un cocktail explosif, le capitaine Jack Sparrow retrouve une femme qu’il a connue autrefois. Leurs liens sont-ils faits d’amour ou cette femme n’est-elle qu’une aventurière sans scrupules qui cherche à l’utiliser pour découvrir la légendaire Fontaine de Jouvence ? Lorsqu’elle l’oblige à embarquer à bord du Queen Anne’s Revenge, le bateau du terrible pirate Barbe-Noire, Jack ne sait plus ce qu’il doit craindre le plus : le redoutable maître du bateau ou cette femme surgie de son passé...
Résumé : ALLOCINE


-Le retour de l’inénarrable Jack Sparrow dans un film de pirates "à l'ancienne", avec une envergure plus humaine et réaliste dans les scènes d'action et les enjeux.
-Une mise en scène lisible et parfois épique, notamment dans les premières scènes du film. On retiendra une sympathique scène d'évasion à la Lara Croft/Tomb Raider (pour s'échapper, il faut utiliser la corde du point A pour déclencher le mécanisme du point B, ceci afin d'arriver au point C en sautant via le point... Enfin bref, vous voyez ! ^^).
-Une jolie course poursuite en calèche qui rends hommage aux films de capes et d'épée d'antan !
-Une brochette d'acteurs qui se font plaisir.
-Quelques clichés détournés et de bonnes idées.




-Avec un budget qui augmente à chaque film, le summum fut atteint par le troisième volet avec un budget non officiel de près de 300 millions de dollars ! Le résultat fut visuellement épique et colossal, notamment pour l'incroyable scène finale opposant deux navires pirates au bord d'un impressionnant maelström. Dommage par contre pour le scénario multipliant des rebondissements inutiles finissant de noyer la narration...
Pour ce quatrième opus, fini l'inflation ! Avec "seulement" 150 millions de dollars de budget (dont plus de 50 pour le seul effet spécial indispensable de la franchise : Johnny Depp), ce quatrième opus est le moins impressionnant de la saga, et hormis ses sympathiques scènes d'ouverture, le tout se hisse à peine au niveau d'un gros "téléfilm" de luxe...
-Une scène finale comptant à peine quelques FX (de qualité) mais dont l'envergure est à peine plus épique d'un gros épisode TV de Stargate SG1 !
-Quelques scènes hachées menus au montage (voir bâclées) apparemment. Ainsi Jack doit à un moment explorer un bateau fantôme. Celui-ci est en équilibre sur une sorte de piton rocheux et menace à tout moment de basculer ! Hors l'exploration en elle-même ne couvre pas plus... d'une simple pièce plongée dans la pénombre, qui bascule d'un côté à l'autre de l'écran... Sans que l'on voit un seul plan d'ensemble du dit navire vaciller. Une technique très pratique pour économiser de l'argent dans une série TV tout en restant visuellement acceptable... Mais indigne d'un film cinéma.
-De même, certains décors se ressemblent énormément, il est ainsi quasi impossible de différencier le camp de nuit des deux camps s'affrontant ! Et comme chacun d'entre eux essaye des coups foireux envers l'autre (et de nuit donc), on à du mal à s'y retrouver...
-Alors OK, l'argent ne fait pas tout dans un film... Mais là... C'est quand même gênant ne serait-ce que pour comprendre parfois ce qui se passe à l'écran !



En soit, ce quatrième opus est un sympathique "petit" film de pirates bardé de bonnes idées hélas pas toujours abouties, du fait d'un budget en désaccord avec les ambitions d'un réalisateur que l'on sent pourtant plein de bonne volonté. Les acteurs s'amusent, l'action est présente et (presque) toujours lisible, voir truculente... Mais l'envergure n'y est plus. Reste alors quelques bonnes idées, comme la scène finale qui à défaut d'être spectaculaire, réserve quelques bonnes surprises comme l'arrivée des "méchants" et de la divulgation de leurs réelles intentions face à la Fontaine de Jouvence. Étonnant !
A voir pour passer un bon moment... Mais pas forcément inoubliable.

vendredi 7 octobre 2011

MANGA : THE SACRED BLACKSMITH




THE SACRED BLACKSMITH
par Yamada Kôtarô, d’après le roman de Miura Isao.
Chroniques portant sur les 4 premiers volumes (série en cours)
6,95 € le volume – Série en cours au Japon. Editions Doki Doki

Plus on multiplie les déclinaisons d’une même licence, plus on prend le risque de voir de vilains petits canards ternir la légende d’un succès. Mais parfois, la chance et le talent combinés donnent naissance à des adaptations toutes plus réussies les unes que les autres. C’est le cas de The Sacred Blacksmith, roman d’heroic fantasy de Miura Isao. Première déclinaison réussie: une série TV animée issue du Studio Manglobe, à qui l’on doit quelques succès tels que Samuraï Champloo ou Ergo Proxy. On regrettera juste que cette série se termine sur un cliffhanger annonçant un seconde saison souhaitée… En attendant, la deuxième déclinaison se fait en manga et se paie le luxe d’être encore plus réussie !

Quarante quatre ans après une horrible guerre médiévale qui mit le Continent à feu et à sang, la chevalière Cecily est en quête d’une nouvelle épée. Elle rencontre alors un mystérieux forgeron capable de créer d’étonnants katanas. Les négociations sont rudes, et Cecily reçoit en attendant la mission de protéger Aria, une jeune femme capable elle-même de se transformer en épée enchantée ! D’où viennent ces armes étonnantes ? Quels sont leurs rapports avec Valbanyl, le démon scellé dans la montagne toute proche ? Un puzzle de traquenards politiques et de magie noire va bientôt hanter l’esprit de notre fougueuse héroïne.

Yamada Kôtarô reprend le style graphique du dessin animé, pour en tirer une adaptation ultra dynamique et légèrement plus sexy. Mais on apprécie surtout une intrigue bien plus claire, détaillée et complète que son homologue télévisuel. The Sacred Blacksmith possède donc tous les atouts d’un joli succès pouvant séduire tous les publics. Des combats apocalyptiques, du mystère, de la sensualité, de la romance, des complots politiques, tout est ici parfaitement distillé. Et l’on se surprend à lire et à relire avec un plaisir toujours renouvelé les différents tomes de cette saga de papier, en trépignant d’impatience de lire la suite… la série TV étant pour le moment inédite en France.

Lien vers l'article original sur bodoï.info : CLIQUEZ ICI


mardi 4 octobre 2011

DEDICACES : ROCH'FORT EN BULLES (ET SA SECTION 18+ ^0^)




Il aura mis le temps de venir jusqu'à vous, mais voici enfin le florilège des dédicaces du salon ROCH'FORT EN BULLES, et comme écrit dans un précédent post, certains lecteurs se sont lâchés sur leurs demandes ^0^


Et enfin, voici la nouvelle section
ADULT ONLY 18+ FOR MATURE AUDIENCE !
Cependant, je le répète, ne vous attendez pas à voir des choses à faire rougir de honte le patron de Playboy magazine ^^ Ce sont juste des dessins un peu plus sexy et dénudées que d'habitude. Et encore, je pense avoir fait plus sexy ici-même mais bon, je pense qu'il faut un peu réguler de temps en temps ^^(et avouez que ça émoustille votre curiosité au passage, quand même, hein ^^!).





A suivre ! ^0^

mercredi 21 septembre 2011

POST EXPRESS : PARIS MANGA




Tout petit post rikiki juste pour vous dire que je serais finalement présent à PARIS MANGA le 2 octobre 2011. Désolé pour le cafouillage mais bon, cela fut compliqué à mettre au point au final ^___^;

samedi 17 septembre 2011

PREVIEW - LA GUERRIERE INNOCENTE : SPECIAL GUNHILD


Aujourd'hui, une preview spéciale GUNHILD,
la Némésis de La Guerrière Innocente.



La Guerrière Innocente est un scénario dont la première mouture remonte à plus de 20 ans ! Au départ, il s'agissait d'un projet de roman mélangeant guerre des amazones... et enquête à la Agatha Christie. A la demande de mon éditeur, j'ai ré-écrit plusieurs versions alternatives de ce récit. Il existe même une version... vampirique ! C'est dans la dernière version (celle qui est actuellement en cours de production donc), que fut mis au point le personnage de la femme pirate : GUNHILD.



Pour celle-ci, je voulais faire un archétype de personnage "méchant" : une vicieuse sensuelle, belle et mystérieuse, sadique mais avec classe, avec un grain de folie qui peut la tirer de situations périlleuses (voir l'intro du volume 1... Enfin quand il sortira ^^). Dans une version plus cartoon de ce personnage, le chapeau de Gunhild était... une Raie Manta ! L'idée était rigolote pour une version cartoon donc, mais ne pouvait s'insérer dans un récit plus sérieux. Néanmoins, entre les premiers croquis et les dessins que vous découvrez ici, il n'y à pas beaucoup de différences, vu que j'avais une image claire de ce personnage depuis le début (style gothico-sexy, cache oeil, etc...).



A suivre ^^

jeudi 15 septembre 2011

LE CINEPHILE EXPRESS : PRIEST




Dans un monde ravagé par des siècles de guerre entre l'homme et les vampires, un prêtre guerrier se retourne contre l'église afin de traquer une bande de vampires meurtriers qui ont kidnappé sa nièce.

Priest
est adapté d'une bande dessinée éponyme qui s'étend sur seize volumes. Son créateur Min-Woo Hyung, dessinateur et scénariste coréen, a eu recours aux traditionnelles influences du manga asiatique et du comic américain.
Se situant dans un univers post-apocalyptique, l'univers de Priest recycle les romans graphiques contemporains et propose une ambiance visuelle proche du cinéma d'horreur. Pour plusieurs de ses séquences d'action, le film utilise également l'art du gun-kata (vu dans Equilibrium et dans Ultraviolet, tous deux réalisés par Kurt Wimmer). Un monde futuriste à la Mad Max, une atmosphère proche du western, et des personnages de vampires, Priest constitue en un programme très hétéroclite !!!

(Résumé et notes : ALLOCINE)

-Un film de : vampire+western+religion (un peu)+post-apocalyptique+arts martiaux !
-Une série B classieuse, possédant une esthétique cohérente et léchée. Les effets spéciaux sont de qualité et certains portent une patte à "l'ancienne" (comprenez qu'on fait exploser des bonnes grosses maquettes plutôt que des images de synthèse ^^).
-Des scènes d'action efficaces et lisibles. Certaines sont clairement sous influence "HongKong", avec des chorégraphies martiales originales et clairement surréalistes par moment (cf la scène du gardien de la cité des vampires ^^).
-Quelques rebondissements sympathiques, pas franchement spectaculaires non plus, mais qui relancent à chaque fois l'intérêt du titre.
-Un esprit proche d'un bon John Carpenter !

-Hormis le titre et quelques élements esthétiques, on cherche encore le point commun entre ce film et la BD originale ! Et même adapter cette dernière aurait coûté le prix d'un Avatar de James Cameron.
-Parlons-en du budget ! Visuellement, le film fait "série B à 25-30 millions de dollars". Hors le film en à coûté 60 ! Pourquoi ? Je n'ai aucune confirmation officielle mais à mon avis, la faute revient à la 3D. En effet, pour faire un film en 3D à effets spéciaux, il faut multiplier par deux TOUS les effets spéciaux du film ! Eh oui, lorsque l'on calcule par exemple un monstre en 3D, il faut faire une séquence entière pour l'oeil gauche, et la même mais légèrement différente pour l'oeil droit. Résultat : un film qui à coûté 2 fois plus cher qu'il n'y parait à l'écran...
Moralité : A moins d'être pété de thune, où de ne pas avoir d'effets spéciaux couteux, ne plombez pas le budget de votre film inutilement pour de la 3D !
-Un film "over the top" dans ses scènes d'action, il faut aimer le genre donc. Si vous avez détesté Matrix, Drôles de Dames, Wanted, Les Ailes de l'Enfer, tous les films de supers héros de ces dernières années, etc... Passez votre chemin !
-Certains auraient aimés que le discours sur la religion soit plus poussé... Mais était-ce le but du film ? Je ne pense pas...


Malgré ses GRANDS écarts par rapport à la BD originale, Priest est une bonne série B qui ne fait jamais cheap. On retrouve ainsi un certain souffle épique propre à certains westerns pour un film injustement planté au box office, et qui mérite une seconde chance sur une bonne platine Blue Ray !