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lundi 6 juillet 2015

JAMAIS SEUL A JAPAN EXPO 2015 !



Chacun voit midi à sa porte. Comme me disait Franck Vitry​, selon ses attentes (vente, journalisme, achats, tourisme, rencontres, culture, cosplays, etc...), Chacun se fera un bilan très différent de son Japan Expo 2015.

Je ne ferais pas de bilan global "pour tout le monde", car ce n'est que mon avis personnel. Pour ma part, j'ai passé un très bon moment (malgré la canicule). J'avais deux objectifs : vendre des originaux, et rencontrer des gens (amis, copains, connaissances, fans, auteurs, collègues, etc...).

Niveau ventes, ce fut presque un carton plein avec 2 tiers d'originaux vendus où réservés ('faut que je pense à les mettre au courrier, d'ailleurs). Le reste sera mis en vente soit cet été, soit à la rentrée, via sans doutes la plateforme E-bay.

Niveau rencontres, comme dit le titre : on n'est jamais seul à Japan Expo ! Que ce soit dans le RER où au détour d'un stand, j'ai rencontré des copains, des lecteurs, et bien entendu beaucoup de personnes à qui j'adressais la parole pour la première fois. De 5 minutes à une demi-heure, peu importe, on papotait de tout et de rien. Bien sur, nous ne sommes pas devenus "amis pour la vie"; mais se sentir entourés, en osmose avec "cette autre planète" était vraiment rafraîchissant et enrichissant.

Dans le cadre mon métier de rédacteur pigiste pour Animeland, J'ai aussi rencontré en interview deux de mes idoles du manga : Ken Akamatsu (Negima, Love Hina), et Boichi (Sun-Ken Rock). Le premier m'a beaucoup inspiré pour ma BD La Guerrière Innocente; peu loquace mais répondant de bonne grâce à quelques questions "piquantes" (la fin à polémique de Negima entres autres), j'ai découvert ainsi un homme souriant et "open".
Le second, à peine plus jeune que moi, est un véritable cartoon vivant, et surtout un moulin à paroles ! Ce qu'on appelle "un bon client" dans le milieu journalistique. Le genre de gars qui peut vous donner suffisamment de matière à écrie un roman si l'on passe une seule journée avec lui !
Et surtout un humour qui fait mouche !
-"Vous aimeriez rencontrer votre collègue Lim Dall Young (Freezing) ?
-Pourquoi pas, mais je pense que ça ne matcherait pas entres nous...
-Ah pourquoi ?
-Bin... lui c'est un fan des seins... moi, je suis plutôt fesses [rires ^0^]
-Oui, forcément, ça va créer une polémique ! [rires ^0^]"

Bref, et encore une fois malgré la canicule (6 tshirts par jour pour Bibi, minimum !), ce Japan Expo​ restera à nouveau un bon souvenir, et un chouette prémices à mes vacances !
Ah non, c'est vrai 'faut que je fasses des commandes clients, que je retapes des shootings cosplays, que je fasse un concours Blade&Soul, que je termine le premier Crysis sur PC, que je commence les 10/15 séries TV nippones qui viennent de débuter cet été, etc.... Ahlàlàlà..... Bon allez, au plaisi... euh au boulot !

lundi 11 mars 2013

MANGA : HOTEL (One Shot) par Boichi

 
 
Par Boichi
Editions Glénat, 10,55 Euros.

« Je dédie ces histoires à Sir Arthur Charles Clarke. » C’est par ces mots que débute Hotel, LE chef d’œuvre de Boichi. Coluche avait Tchao Pantin, Bourvil son Cercle Rouge, Boichi, le rigolard, le clown érotomane de Sun Ken Rock (éditions Doki Doki), a désormais Hotel, SON 2001, L’Odyssée de l’Espace ! En effet, à la lecture de ce somptueux one shot, les références au célèbre écrivain cité plus tôt sont évidentes. Mais Boichi va au delà du simple hommage et construit en cinq courtes histoires un univers grandiose de science-fiction, à la fois crédible, touchant, et même…Parodique !

On ne se refait pas. Boichi a débuté sa carrière comme auteur de BD érotiques, et a connu la consécration avec Sun Ken Rock, un blockbuster sous testostérone narrant l’ascension d’un voyou au grand cœur dans la mafia coréenne. Oscillant entre graphisme semi-réaliste ultra-détaillé et tronches cartoon désopilantes, le style de Boichi devient vite reconnaissable entre tous. Avec Hotel, il atteint peut-être son apogée artistique, laissant éclater au grand jour l’influence d’un important illustrateur nippon, Katsuya Terada, peu connu en France mais dessinateur culte chez lui.
Fin du XXIe siècle, la Terre rongée par la pollution est foutue. Désespérés, les humains construisent une tour qui sera leur mémorial testamentaire. Une intelligence artificielle, nommée alors Louis Armstrong, doit être le gérant de cet « Hotel ». Les siècles passent, puis les millénaires. Bien après l’extinction de l’humanité, notre ermite virtuel se met à réfléchir… jusqu’au final déchirant d’émotion de cette première histoire que n’aurait pas renié Stanley Kubrick.

  

Puis Boichi nous surprend. Il décide de reprendre sa première histoire pour se concentrer sur des drames humains plus intimistes, aux conclusions là encore touchantes et imprévisibles. Mais chassez le clown, il remettra son nez rouge illico ! Boichi reprend à nouveau son histoire pour nous offrir un développement alternatif aussi grandiose que parodique, où un savant va tout mettre en œuvre pour sauver la vie sur Terre… et surtout le thon rouge ! Une bonne grosse tranche de rigolade pour se remettre des émotions des récits précédents, ce n’est pas de refus.
Mais il faut finir le livre, et il faut le faire avec classe, et surtout… en couleurs ! Boichi livre alors un final sous forme d’une leçon d’heroic fantasy sensuelle et épique, rappelant les plus belles heures du magazine Métal Hurlant !
Cinq récits très différents pour cinq coups de poings dans le bide. Et le comble… c’est qu’on dit merci !


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