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lundi 21 septembre 2026

SEANCE DE RATTRAPAGE - LA PORTE DU PARADIS où L’ENFER DU SPECTATEUR !



Ce n’est pas parce que tout le monde déteste quelque chose, que vous êtes obligé de la détester également. Et ce n’est parce que tout le monde aime quelque chose, que vous êtes obligé de l’aimer à votre tour.

Et là pour coup, malgré les critiques dithyrambiques, la reconnaissance de ses pairs, la réputation sans faille de son créateur, le statut culte du western américain, voici que j’ai tenté le film mythique et maudit : LA PORTE DU PARADIS !

Et autant le dire d’emblée : NON, je n’ai pas aimé.

PIRE, j’ose assumer et dire que c’est tout simplement un beau gâchis !

Commençons par un peu d’historique. United Artists est dans la seconde moitié du 20ème Siècle LA société de production américaine destiné à donner aux artistes les moyens de leurs ambitions, et ce sans retenues ! Alors c’est bien beau de laisser les artistes s’exprimer, mais l’on comprend vite qu’un producteur n’est pas qu’un requin de la finance sans jugeotte, c’est aussi un coordinateur d’une ligne éditoriale artistique, et surtout guidant les désirs créatifs de ses artistes. Et donc, après plusieurs échecs cinématographiques dut à certaines frasques d’auteurs débridés, United Artists est au bord du gouffre ! En 1980, l’entreprise jette alors dans les salles obscures sa dernière cartouche : le western LA PORTE DU PARADIS de Cimino ! Avec un budget colossal de 44 Millions de $ (soit plus 150 Millions en 2026 au vu de l’inflation !), ce film fut un bide commercial retentissant… Et je dois le dire, franchement mérité.

Sorti dans une première version tronquée au cinéma de 2h30, le film se verra petit à petit reconstitué pour atteindre de nos jours, la durée définitive de 3h36 ! Et malgré cela, non seulement le rythme du film confond clairement contemplation et longueur (mais cela reste subjectif), mais surtout son scénario n’a strictement AUCUNS SENS ! RIEN ne va, aucun évènement n’a de cohérence dans la narration, les personnages prennent les décisions les plus stupides de leurs courtes vies, ou tout simplement font des actions qui n’ont aucune logique crédible ! Et ce n’est pas l’esthétique impeccable du film, ni son impressionnante scène finale (seul moment de bravoure très réussi du métrage) qui le sauvera des excentricités scénaristiques de ses auteurs.

Pour appuyer mon propos, il me faut ainsi conter quelques exemples incluant hélas des spoilers. Et promis, cela durera moins de 3h36 !

Commençons par notre personnage principal ayant fait de brillantes études d’avocat, pour finir 20 ans plus tard dans un patelin paumé du Far West. Il ne nous faudra pas moins d’une heure et demi de film pour ENFIN comprendre qu’il s’agit d’un shérif qui vit dans un hôtel de migrants avec comme résidence secondaire un bordel de péripatéticiennes. Alors que Michael Cimino mette une éternité à présenter un contexte narratif, il l’a déjà fait avec brio avec son film VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER en 1978. Sauf que dans notre western, ça ne fonctionne jamais, du fait d’un scénario incohérent au possible.

Reprenons notre histoire : Notre shérif apprends fortuitement qu’un complot gouvernemental vise à éliminer des migrants anarchistes parce que…. Euh, on sait pas (et on s’en fout au final). Notre Shérif est surpris par nos complotistes… qui le laisse partir rejoindre son patelin…. OK, pourquoi pas ? Alors va-t-il prévenir ces infortunés compagnons ? Non plus. Euh… et il va faire quoi alors ? Et bien il va prendre du bon temps avec sa nana proxénète (qui est sur la liste des cibles désignées au passage). Et la veille de l’attaque des complotistes, notre bon shérif va ENFIN prévenir la population du danger ! Pourquoi maintenant, et pas avant, juste histoire de se préparer ? On sait pas non plus… S’ensuit alors un jeu de cache-cache ridicule entres les mercenaires des complotistes et les habitants. Pendant ce temps, un des copains du shérif veut prévenir les habitants de l’arrivée des méchants et part précipitamment à cheval les rejoindre… Sauf qu’il décide de piquer une sieste dans la prairie… et les méchants le rattrape et le bute ! POURQUOI il pique une sieste à ce moment-là de l’histoire ? On sait pas non plus.

Voilà, le mot d’ordre du film est : ON SAIT PAS !

ON SAIT PAS pourquoi il se passe tel évènement, et ON SAIT PAS pourquoi tel personnage fait telle action. TOUTES LES DÉCISIONS de TOUS les personnages n’ont AUCUNES LOGIQUES ! Ça fait des allers retours entre la ville des migrants, des fermes, des prairies, des trains, et ça s’entrecroise dans un bordel indescriptible ou chacun va prévenir l’autre. Alors, OK, mettre en scène le chaos pour donner un peu de réalisme, pourquoi pas ? Sauf que ça ne fonctionne jamais et cela dure une éternité. Tel personnage rejoint tel personnage, mais décide que non au final. Pourquoi ?... Vous avez deviné : ON SAIT PAS. Tels méchants passent un deal avec un gentil pour le buter au final… Sans que le deal soit conclu. Donc cela n’a servi à rien. Super. A quoi a servi cette action ?… ON SAIT PAS. Et au bout d’une heure interminable de chaos inintéressant et bordélique, dans la dernière demi-heure du film, tout le monde se rassemble ENFIN (les gentils et les méchants. Car oui les méchants n’ont aucune tactique aussi. Pourquoi ? ON SAIT PAS) pour s’organiser une scène finale grandiose et pour le coup, superbement mise en scène !

Car oui, le film est BEAU ! la photographie est somptueuse, certains décors sont justes monumentaux (tout est construits en dur, avec des milliers de figurants réels), les cadrages sont la plupart du temps superbes, et chaque scène prise INDÉPENDAMMENT les unes des autres, fonctionne à merveille… Mais JAMAIS dans un ensemble au service d’une narration finalement plus décousue que jamais. Restera une scène finale très réussie et COHÉRENTE dans sa mise en scène et sa narration à la fois dantesque et émotionnelle.

Le sentiment d’un immense gâchis perdure à la fin du visionnage, un chaos jamais maîtrisé ni intéressant, faute d’un minimum de logique auquel le spectateur peut s’accrocher, des personnages incohérents qui semblent chercher leurs dialogues dans les feuilles d’un scénario éparpillé aux quatre vents dans la prairie. A ce niveau-là, je pense immanquablement au fiasco ridicule (mais rigolo) de MEGALOPOLIS d’un Coppola en roue libre. Mais au moins pour MEGALOPOLIS, on était prévenu par la réputation désastreuse du film. Pour LA PORTE DU PARADIS, son statut d’œuvre culte et incontournable restera pour moi un mystère…

Bref… JE SAIS PAS !

jeudi 8 décembre 2022

A GOLDEN GRANDFATHER


Juste pour le fun de changer des pinups ^0^




mercredi 26 mars 2014

LA BELLE ET LA BETE A 3 BARILLETS


AIYANA; où le retour de mon indienne au revolver à triple barillets. Pour un essai d'encrage "à la française" encore une fois. Bon, je dois encore affiner le trait, mais ça suit sa route. Il s'agit juste d'une recherche pour le fun, rien de concret pour le moment sur la possible relance de ce projet.

Pour le revolver, il s'agit d'un concept un peu fou fou : On appuie sur la détente, la première balle touche la seconde qui touche la troisième. La balle sortant du canon à une puissance démultipliée capable de pulvériser une locomotive de part en part.

Eh, c'est de la fantaisie, OK ?
J'ai le droit ! ^0^


jeudi 20 mai 2010

WESTERN "MANGA" - LA SUITE DES CROQUIS


Je n'aime pas trop ce titre de western "Manga", cela fait très cliché "d'jeunz", non ? Passons ^0^! Et intéressons-nous à la poursuite des études de nos différents personnages...


Voici la quatrième version de AIYANA.
Elle à un visage moins "fragile" que dans la version 3.
Elle se rapproche même de la version 2, non ? En tous cas,
son caractère commence à s'affirmer je trouve...



Voici JOSEPH, l'un des mecs de mon histoire.
Comme vous pouvez le voir c'est un bricoleur
mais il possède quelques aptitudes... disons... "meurtrières".
En gros il fait partie de ses personnes dont on dit qu'elles
sont très gentilles.... Mais il ne faut surtout pas les énerver ^_^;


LI YING, un personnage asiatique dans un western ?
Pourquoi pas, après tout les femmes en qi pao
(ou cheongsam), c'est à dire les robes traditionnelles
chinoises font aussi partie de mes nombreux fantasmes ^0^
Mais quel est son rôle ? Eh bien en fait, elle remplace

la première Nemesis que vous avez vu dans le précédent
post dédié. Là encore, le scénario étant encore en écriture,
tout est possible au niveau des rôles changeants...

... Quoi ? ... Oui son bras droit est bizarre mais bon
je trouve la position fun ^^


A SUIVRE ! ^0^


mardi 11 mai 2010

APRES LE BLEU DU CIEL : UN WESTERN... MADE IN JAPAN !

A la recherche de mon futur avec mon éditeur, nous nous sommes posés pas mal de questions....
Quoi faire après la fin de ma trilogie LE BLEU DU CIEL ? Tenter une épopée d'heroïc fantasy, essayer de se diriger vers quelque chose de de sérieux, d'humoristique, de tragique ? Vous qui suivez mon actu via ce blog, vous savez que je suis passé par nombre d'étapes, de remises en question, pour aboutir à une recherche basée sur un style graphique plus réaliste.... jusqu'à il y à quelques semaines !
En effet, dans l'optique de proposer un titre plus fun et sexy à mon éditeur, je lui ai proposé un western dont le héro ne serait pas un enième cowboy, mais plutôt, un indien, voir même une indienne ! Attention, j'insiste sur le terme "indienne", voir "amérindienne", le mot "squaw" étant aujourd'hui considéré par les ethnies natives d'Amériques comme péjoratif. Là encore, certains savent que le thème de la pin up indienne est de mes fantasmes de mec ^^ !

Je ne peux pas trop parler du scénario pour la simple raison que celui-ci est en constante ré-écriture depuis plusieurs semaines. Concentrons-nous donc sur le style graphique. Dans les croquis ci-dessous on voit que je me concentre sur un style un poil plus réaliste que mon style habituel.


Si les deux têtes à gauche ont été dessinées de manière posée
sur mon bureau, le croquis en buste à été fait dans un RER ^^



Voici un autre croquis exécuté dans le RER...
Un peu moins réussi a mon goût mais bon, je voulais
essayer de maîtriser mon héroïne. C'est pas le tout de faire
une pin up, en BD, il faut savoir la reproduire à volonté !


De fil en aiguille, nous sommes finalement revenu à un style plus manga, plus cartoon. Plus en adéquation avec les scènes d'action que je prépare. Voyez donc les différentes étapes de création de Aiyana (nom temporaire signifiant : "Fleur Éternelle")


Voici la toute première révision de mon héroïne. Vous remarquerez que
les vêtements sont les mêmes d'une version à l'autre. Cette première mouture
est une ébauche pas franchement aboutie. Si les proportions du visage
sont bizarres, j'ai tout de même tenté de faire une mise en couleurs.
Là par contre, je suis plutôt satisfait. J'ai mis au point une méthode
de travail plus rapide qui me permet de garder mes teintes à peu près
naturelles... Néanmoins, cette méthode ne sera pas appliquée
au troisième volume du BLEU DU CIEL dans un souci
de cohérence visuelle avec les tomes précédents.


La seconde version de Aiyana montre déjà plus de détails, et surtout une coupe
de cheveux plus "naturelle" qui ne jure pas pourtant avec le style
"cartoon" du personnage. On y est presque...


La troisième et dernière version à ce jour. Bien entendu,
elle sera encore améliorée mais cette fois, elle à un côté
plus manga (dans le sens académique du terme
occidental ^^) que dans les précédentes versions
plus cartoon. J'ai essayé de lui faire une expression
sympa aussi...


Alors que la BD était encore un projet au style réaliste, j'ai dessiné une galerie de personnages masculins (oui, ça me change). J'y ai pris beaucoup de plaisirs car cela ne m'arrive pas souvent de dessiner de "vraies gueules de cinoche", à la western Spaghetti quoi ^^.
Le dernier personnage est censé être un colonel sudiste, grand méchant déclaré des premières moutures de mes scénarios, mais qui à dut passer à la trappe au final...



En effet, j'ai trouvé plus méchant, plus vil,
mais aussi plus sexy que lui. Voyez donc ^_^


Cette "Nemesis" n'à pas encore de nom, mais avouez que
sur sa tête (j'ai dis la tête, relevez les yeux bon sang ! ^^)
elle à tatoué : "Uber méchanteuh !!" ^0^


Voilà où nous en sommes actuellement avec ce drôle de projet à la fois hommage aux westerns spaghettis, à la série TV Wild Wild West (Les Mystères de l'Ouest), contenant une bonne dose de steam punk (attendez de voir l'arsenal de la méchante, mais surtout le flingue TRES spécial de l'héroïne ^^), et lorgnant plus du côté d'un blockbuster explosif et sexy que mes habituels trips mystiques ^0^....

Quoique... Chassez le Kara, il reviendra peut-être... au galop ! YIIIHHHAAAAA ! ^0^